Serbie - France : les notes des Bleus

Lloris et Pogba sont pour moi les hommes du match. A l'inverse, j'ai trouvé Sagna, Digne et Mathieu pas au niveau. Et vous ?

LLORIS (7) : Pendant longtemps, il n’a eu que des ballons au pied à négocier, et ne l’a pas toujours fait de façon extraordinaire. En revanche, il a réussi quelques très bons arrêts, notamment sur la frappe de Kolarov arrêtée du pied et la tête d’Ivanovic en fin de match qui sauve le nul. Il faut être d’une mauvaise foi consternante pour lui reprocher de ne pas avoir stoppé le coup-franc canon de Kolarov - on en reparlera dans l’analyse -, d’autant qu’il est masqué par Lacazette qui était sorti du mur. 

SAGNA (5) : Les couloirs non pas été beaucoup utilisés dans ce match, ni d’un côté ni de l’autre d’ailleurs. Ce qui veut dire qu’il n’a pas été mis en danger défensivement et qu’il ne l’a pas non plus vu déborder ni apporter beaucoup de solutions en phase offensive. Au final, ça donne une prestation assez mièvre. 

VARANE (6) : Un peu moins brillant que contre l’Espagne, mais il ne s’est jamais départi de son calme dans les moments chauds. De toute façon, c’est aujourd’hui l’un des tauliers de cette équipe de France. A 21 ans, c’est déjà énorme.

MATHIEU (5) : Je n’ai pas été transporté par la prestation du Néo-Barcelonais, qui manque vraiment de vivacité dans ses interventions et met un temps fou à se retourner. Dans ces conditions, je ne vois pas en quoi il représente plus l’avenir des Bleus qu’un Mangala, qu’on ne voit jamais à l’oeuvre.

DIGNE (5) : Je suis un peu déçu par son début de saison, avec le PSG comme avec l’EdF. Je le trouve trop timide, pas relâché dans ses actions. Tout se passe pourtant bien pour lui : il va être en concurrence avec Maxwell d’un côté et Evra de l’autre et est en train d’avoir sa chance. Il va falloir qu’il la saisisse avec plus de mordant.

CABAYE (6) : Très bon en première mi-temps, moins en seconde. Même remarque que jeudi face à l’Espagne : son meilleur poste, c’est sentinelle, et il ne l’occupe jamais au PSG. On l’a vu, lorsqu’il est placé devant la défense il gratte beaucoup de ballons et coulisse parfaitement pour apporter le surnombre défensif d’un côté ou de l’autre. A l’arrivée, il est à créditer d’un match intéressant. 

SCHNEIDERLIN (6) : Beaucoup moins timoré que contre l’Equateur en juin dernier. Le fait de jouer avec Cabaye lui a permis d’évoluer un peu plus haut sur le terrain. Intéressant au niveau de la récupération et du jeu long. 

POGBA (6,5) : Comme Varane, un peu moins en vue que face à l’Espagne. Le plus offensif des trois milieux a inscrit le seul but français, pas le plus compliqué à mettre certes, mais il fallait être là. Il a saupoudré son match de quelques éclats techniques, même s’il a été pas mal chahuté sur le plan physique par les Serbes, qui avaient bien compris où était le danger. Lui aussi est désormais un cadre de cette équipe et son bilan sur les deux matchs est très positif. 

SISSOKO (5) : Quand les Bleus jouent en 4-3-3, mettre Sissoko dans le couloir droit n’est pas l’option la plus offensive qui soit. Et ce n’est pas non plus son poste de prédilection, avec quelques problèmes pour se situer et une mobilité nettement moindre que face à la Roja.

CABELLA (5) : J’ai presque trouvé dommage qu’il sorte à l’heure de jeu car je trouvais qu’il était de mieux en mieux dans ce match. A part son corner qui amène le but, il n’a pas été très inspiré en début de rencontre mais a pris confiance au fil des minutes. Lui aussi a peut-être besoin de quelques matchs pour donner sa pleine mesure en sélection.

REMY (5) : Pas un ballon à négocier en première mi-temps, excepté celui qui lui revient dessus et qu’il frappe à côté du but serbe. Pour un joueur dont la qualité N°1 est la pointe de vitesse, sur une pelouse comme ça c’est vrai que c’est compliqué. Mais il a eu sa chance comme titulaire et on ne peut pas dire qu’il l’ait saisie. 

Chez les remplaçants, Matuidi et Valbuena sont entrés trop tard pour pouvoir être jugés. Benzema et Lacazette ont eu plus de temps de jeu. Le Lyonnais a beaucoup bougé sur le terrain sans vraiment peser sur le cours de la rencontre. Quant au Madrilène, il y a mis un entrain et une joie de vivre tels qu’il est difficile d’en ressortir un quelconque enseignement. 

 

 

Pierrot