Vive le foot !

Quelle soirée. Franchement, quand le foot nous offre ce genre de moments, ce n'est que du bonheur...

J'en conviens, ce n'est pas le titre le plus original qui soit. Mais en même temps, si on y réfléchit, on n'a pas l'occasion de le faire tous les jours non plus et on est bien obligé de constater qu'il n'y a que la Ligue des Champions pour nous offrir des soirées et des scénarios pareils. Même Galatasaray-Real, qui passait pour un match amical avant et qui était encore plus parti pour l'être après l'ouverture du score précoce de Cristiano Ronaldo, s'est révélé être un match de feu.

Le Real avait donc 4 buts d'avance à l'heure de jeu, jusqu'à ce qu'Eboué égalise, récompensant ainsi le sursaut des Turcs. Et puis il y a eu ces deux buts coup sur coup, signés Sneijder puis Drogba, qui ont fait croire quelques minutes à l'exploit, le tout dans une ambiance évidemment dantesque. Finalement, Ronaldo a calmé tout le monde en doublant la mise dans les arrêts de jeu mais Galatasaray sort vraiment avec les honneurs.

Après la rencontre, on a eu droit à quelques scènes assez sympa. Je n'ai pas une passion délirante pour Mourinho, mais je sais qu'il n'y a pas de faux-semblant avec Drogba et que l'amitié qui lie les deux hommes n'est pas feinte. Et j'ai bien aimé aussi l'hommage du Mou à Fatih Terim, parce que l'air de rien le Real, qui semblait surpuissant depuis quelques semaines, a été méchamment secoué. Il faut dire que le but d'Eboué sur cette frappe sans contrôle est exceptionnel, que celui de Sneijder est magnifique, tout comme la talonnade du meneur néerlandais pour l'immortel et génial Drogba.

C'était un grand moment de Coupe d'Europe, mais le plus incroyable c'est que celui vécu à Dortmund l'était encore plus. Dortmund, qui l'aurait largement emporté à l'aller sans un match infernal de Caballero, le gardien de Malaga, a failli passer à la trappe. Alors honnêtement, le Borussia a raté sa première mi-temps et s'est fait cueillir par un but de Joaquin, avant d'égaliser sur sa seule action vraiment construite du premier acte. Mais quelle action.

Deux ambiances hallucinantes

Un truc de fou, le genre d'action impossible à faire, même sur FIFA. Cette talonnade de Reus pour Lewandovski, le petit piqué sur le gardien… Une pure merveille ce but ! Derrière, avec science et patience Dortmund a cherché à marquer ce deuxième but décisif, mais Caballero a encore sorti des parades incroyables. Et en contre, Eliseu a marqué le but qu'on pensait logiquement être celui de la qualif' pour Malaga. Un but d'ailleurs entaché d'un hors-jeu assez net, malgré cinq arbitres....

Et puis cette équipe du Borussia, qui pratique un jeu d'une pureté incroyable - rappelant par moment le Barça et le Arsenal du temps béni des Vieira, Henry et Pires - a aussi, en plus de ça, cette mentalité allemande de ne jamais rien lâcher, et a arraché une qualification monumentale en marquant deux fois dans les arrêts de jeu pour renverser complètement le score. Le but de la victoire étant lui aussi entaché d'un hors-jeu et même d'un double hors-jeu puisque Santana l'est au départ et à l'arrivée de l'action.

Quand en plus le football se joue dans des ambiances comme ça… Franchement, entre le Westfalenstadion et le Ali Sami Yen (Signal Iduna Park et Türk Telekom Arena si vous préférez), on a eu droit à deux ambiances hallucinantes. Deux ambiances au diapason du foot pratiqué et au niveau d'une soirée absolument géniale. Les deux affiches de ce soir nous promettent elles aussi du très beau foot. Au Nou Camp évidemment, mais aussi à Turin ou Juve-Bayern vaudra son pesant de suspense.

Ce devait être une soirée assez tranquille. Au final, je me suis régalé.

Pierrot