Zlatan sauve Paris

Malgré un nouveau match peu convaincant, Paris s'est qualifié pour sa première finale de l'ère QSI. Contre qui ? Réponse ce soir.

Même si les résultats du PSG continuent à être plus que satisfaisants, le rendement de l'équipe de Laurent Blanc n'est plus celui qu'il était avant la trêve. Alors il est plus que probable que Paris soit programmé pour atteindre son pic de forme en mars. Toujours est-il qu'en ce moment, le PSG est un peu plus prenable qu'à certaines périodes. Ce qu'il faudrait, c'est que ses adversaires en soient un poil plus conscients. Ç'a été le cas du FC Nantes hier soir, par séquence.

Il y a notamment eu cette phase de jeu - dont on va reparler - sur laquelle les Canaris auraient pu obtenir un pénalty. Mais c'est surtout après le repos que les joueurs de Der Zakarian ont fait monter la température du match sur le plan physique. Ce qui a nettement plus contrarié les Parisiens. Car pendant la première demi-heure, on était dans la caricature totale d'un match du PSG cette saison. Nantes avait décidé de ne pas aller s'épuiser au pressing et attendait donc sagement, organisé en deux lignes de quatre, que ça se passe.

Paris se contentait donc de faire tourner la balle en cherchant l'ouverture devant une équipe nantaise qui lui proposait un défi tactique intéressant. Alors on peut se dire qu'en étant plus joueur, le FCN se serait sans doute procuré plus de situations dangereuses devant, mais il se serait aussi exposé aux contres parisiens. Après, le problème du PSG, c'est toujours ce manque récurrent d'efficacité des joueurs de côté. Alors qu'Ibra, lui, il ne lui a fallu qu'une seule occase pour faire la différence.

Autant de conneries à cinq qu'à trois

Son premier but est juste exceptionnel. OK, le dégagement de Riou n'est pas folichon, mais le Suédois est à 30 mètres et parvient quand même à sortir un lob pied gauche sans contrôle, et puissant de surcroît ! Sensationnel. Et c'est encore lui qui a sauvé le PSG d'une prolongation incertaine en scorant le but de la victoire à l'orée des arrêts de jeu, alors que Nantes était parvenu à revenir au score un peu plus tôt sur une reprise de Veigneau.

Après, les Canaris pourront toujours se plaindre de ces deux actions litigieuses qui auraient pu leur valoir un pénalty. Personnellement, je ne le donne pas sur le sauvetage sur la ligne de Verratti, qui a les deux bras collés au corps. Après, il y a effectivement faute de Thiago Silva, qui ceinture Djordjevic. Le seul problème, c'est que le Serbe en rajoute beaucoup et que ça influence les cinq arbitres - dont on note au passage qu'ils font autant de conneries que lorsqu'ils sont trois.

Et une fois de plus, l'arbitrage médiocre de monsieur Duhamel est à souligner, d'autant plus qu'il a failli laisser le match s'envenimer alors qu'il n'y avait aucune raison pour ça. En tout cas, le PSG tient sa première finale de l'ère qatarienne et connaîtra son adversaire ce soir. Nous aussi.

Pierrot