Allemagne-France : l'analyse

En signant un match nul de haut vol chez le champion du Monde allemand, les Bleus ont confirmé leur statut d’outsider de la prochaine Coupe du Monde et surtout leur incroyable potentiel offensif.

Autant j’avais été déçu et particulièrement agacé par les deux derniers matchs qualificatifs des Bleus, en Bulgarie et face à la Biélorussie, autant ces deux rencontres amicales qui clôturaient l’année 2017 de l’équipe de France laissent une impression beaucoup plus réjouissante. Entre les deux, l’équipe a pas mal évolué. Deschamps a enfin fait jouer plus de jeunes et comme par hasard, le visage des Bleus a presque totalement changé. 

Cette ligne d’attaque Mbappé-Lacazette-Martial va à une vitesse folle et a posé de gros problèmes à la défense allemande. Il faudra juste que Mbappé parvienne à doser sa vitesse parce que parfois, l’attaquant parisien accélère tellement qu’il se retrouve seul devant. Ce qui est dommage, c’est de s’être fait rejoindre deux fois au score. Le premier but égalisateur des hommes de Löw arrive alors que les Bleus ont le ballon à l’entrée de la surface allemande. Mais le contre-éclair est parfait, tout comme la passe d’Özil pour Werner qui ressemble d’ailleurs à celle de Mbappé pour Lacazette sur le deuxième but français.

L’action qui amène le second but de la Mannschaft dans les arrêts de jeu est aussi très bien amenée, avec cette remarquable déviation de Götze. Vu le scénario, on peut être un peu déçu du résultat, mais il ne faut pas oublier que c’était l’Allemagne en face. Et pas l’équipe B ou C comme à la Coupe des Confédérations. Là, il y avait Khedira, Kroos, Özil, Hummels… Face à ce champion du Monde quasi au complet, ce match est donc très rassurant et montre que l’équipe de France, comme on le prédit depuis un moment, a de grosses capacité offensives.

Maintenant, il faut que tout le monde en soit convaincu : le point fort des Bleus aujourd’hui, c’est devant. Quand on pense que Giroud, Griezmann, Coman, Fekir, Lemar, Dembélé ou encore Payet n’étaient pas sur le terrain… On a énormément de choix en attaque et certains s’annoncent particulièrement épineux en vue de la constitution du groupe des 23 pour la Coupe du Monde. Mais ça, c’est le problème de Didier Deschamps…

Pierrot