Bonjour tristesse...

Trois matchs, aucune victoire. Voilà le résultat de cette première journée de la phase de poule de Ligue Europa pour nos clubs français. Ça en dit long sur la misère et la détresse de notre football…

J’aurais pu, une nouvelle fois, titrer ce post « Morne plaine ». Car toutes les soirées d’Europa League avec nos équipes se terminent de cette façon. Celle-ci n’a pas dérogé à la règle, avec un bilan (deux nuls, une défaite) une nouvelle fois consternant. Je ne dirai pas grand chose de la lourde défaite de Guingamp sur le terrain de la Fiorentina, d’abord parce qu’elle était somme toute assez prévisible - surtout en étant réduit à dix avant la pause -, et surtout parce que je n’ai pas vu le match. 

Avant cela, j’avais regardé celui de Saint-Etienne d’un oeil, car de toute façon ça n’en méritait pas deux. Avec un oeil sur la conférence de presse de Hollande et l’autre sur Karabagh-Sainté, je n’ai pas franchement eu l’impression de gagner sur la vie. Alors bon, à la limite tu fais 0-0 en Azerbaïdjan, tu te dis que t’es tombé dans un bourbier… 

Mais ce n’est même pas le cas ! Les Verts ont juste été dominés et sans un bon Ruffier, ils auraient même perdu ce match. Et puis dans le jeu, quel manque d’ambition de la part des Stéphanois… Je rappelle que dans ce groupe, il y a aussi Dnipropetrovsk et l’Inter. Autant dire que ça va être compliqué de prendre des points. 

 

Pas rassurant du tout

Mais le match du jour avait lieu au Stade Pierre-Mauroy, où le LOSC affrontait les Russes de Krasnodar. Les Russes qui sont aujourd’hui nos rivaux pour la 6e place de l’indice UEFA. Eh bien croyez-le ou non, mais le leader de la Ligue 1 a souffert de la comparaison avec le 7e du championnat russe. Les joueurs de Krasnodar étaient non seulement doués avec la balle, mais ils savaient aussi quoi en faire. 

Pour être tout à fait honnête, sans un Enyema exceptionnel en plusieurs occasions, les Nordistes auraient pu être menés 2 ou 3-0. Et le coup-franc de Kjaer n’aurait été qu’une péripétie. Alors c’est vrai : les Lillois sont agressifs, ils se battent, ils essaient de donner du rythme. Le souci, c’est qu’il n’y a pas de fond de jeu, pas de collectif, que rien n’est travaillé. Même quand ils se retrouvaient en nombre avec le ballon dans le camp adverse, on voyait bien que les joueurs de Girard n’avaient rien à proposer. 

Il n’y a pas d’organisation offensive, c’est une équipe qui ne tient que sur une grosse défense, un super gardien et de l’agressivité pour arracher un but par-ci, par-là. Alors pour l’instant, ça suffit pour être leader de Ligue 1. Mais on s’aperçoit que, dès qu’un adversaire est capable d’enchaîner trois passes en Europa League, ça ne passe pas. Et ça, ce n’est pas rassurant du tout…

Pierrot