C'est la trêve !

Cette dernière journée de la phase aller se déroulait simultanément sur tous les terrains hier soir ce qui, pour quelqu’un qui tient un blog de foot, n’est pas évident à gérer. Regarder le multiplex et ne voir que des bribes ? Se rabattre sur un seul match ? Il n’y avait pas d’affiche qui se dégageait, j’ai donc choisi la rencontre qui réunissait les deux équipes les mieux classées, à savoir PSG-Caen, tout en suivant le multiplex sur mon ordi.

Paris s’est imposé sans forcer et sans être toujours très concentré, notamment sur le plan défensif. Je trouve toujours que le PSG concède beaucoup d’occasions. Beaucoup trop. Évidemment, face à des équipes de ce niveau, les Parisiens sont tellement sûrs de leur talent offensif qu’ils peuvent se permettre ce genre de comportement. C’est d’ailleurs sur un coup d’éclat que le vice-champion a ouvert le score, avec une action fantastique de Mbappé - qui fêtait ses 19 ans - ponctuée d’un centre parfait et une volée en talonnade magique de Cavani.

Le même Mbappé qui s’est trouvé à point nommé pour reprendre sans contrôle un centre de Lo Celso et doubler la mise, signant un nouveau doublé but-passe décisive. Le troisième but est venu de Berchiche, qui n’a signalé sa présence que par ce but. Parce que pour le reste, ceux qui le trouvent meilleur que Kurzawa sont vraiment d’une mauvaise foi patentée. Était-ce le dernier match de Pastore avec Paris ? En tout cas, il ne l’a pas joué avec une motivation folle. Toujours est-il que le PSG boucle donc cette phase aller largement en tête, ce qui n’est une surprise pour personne.

Simulation ridicule

Les trois poursuivants de l’ogre parisien l’ont emporté. Monaco difficilement contre Rennes, qui s’est créé pas mal d’occasions. Mais comme d’habitude, Falcao a marqué. Et Baldé a forcé la décision dans le money time. Lyon s’est imposé à Toulouse avec un péno cadeau pour une simulation à la limite du ridicule signée Mariano. Je ne comprends même pas qu’un arbitre puisse encore accorder ce genre de penalty. Et c’est un peu contrariant que ce soit en faveur de Lyon, car cela va encore accréditer la fameuse légende. Derrière, Rafael a doublé la mise avant que Gradel ne réduise le score sur penalty. C’est une victoire importante pour l’OL et une défaite de plus pour le Téfécé, qui se retrouve vraiment en mauvaise posture.

Et puis Marseille s’est imposé plus difficilement que ne l’indique le score face à Troyes. Les Aubois ont d’ailleurs ouvert le score avec une frappe de Pelé sur laquelle Mandanda est une nouvelle fois peu inspiré. Mais l’OM a repris le fil du match et a égalisé sur un joli but exter’ pied droit de Payet puis a pris l’avantage grâce à une frappe sans angle de Gustavo sur laquelle Samassa est aussi coupable que Mandanda sur le but troyen.

On pensait les hommes de Garcia partis pour une fin de match plus tranquille mais l’ESTAC a eu une double occase avec une tête de Suk sur la barre que le Coréen a incroyablement repris à côté alors qu’il était seul face au but, puis aurait dû obtenir un penalty pour une faute de Sakaï sur le même Suk. En fin de match, Sanson a offert le troisième but à Germain. Je pense que les Marseillais ont besoin d’un peu de repos mais sur le plan comptable, ils suivent le rythme et seront là en deuxième partie de saison.

Fait assez rare pour être noté, les deux derniers du classement ont gagné. Angers s’est imposé dans la douleur face à Dijon, grâce à un penalty de Toko-Ekambi et Metz, après une première période très équilibrée et riche en occasions, a pris le dessus sur une équipe de Strasbourg émoussée et qui, sans trouver trop d’excuses à mes amis alsaciens, jouait avec le troisième gardien et le quatrième latéral gauche de l’effectif. De toute façon, le Racing tourne la bouée avec 24 points, ce qui est inespéré.

Des Canaris record

Cela va de mal en pis pour Bordeaux, battu 2-0 chez lui par Montpellier, avec un seul tir cadré du match et encore, une frappe toute molle au milieu du but. Une réunion est prévue demain à Bordeaux, je ne suis pas sûr que Gourvennec y survive… Lille a obtenu un nul assez encourageant en terme de jeu contre Nice et mes amis nantais se sont imposés dans les arrêts de jeu à Amiens. Ranieri lui-même a admis qu’un nul aurait été logique dans ce match agréable où les deux équipes ont eu pas mal d’occasions.

Mais voilà, entre une équipe de bas de classement en manque de réussite et une autre dans le haut qui en est pleine, ça se passe souvent comme ça. Avec 33 points, les Canaris égalent le total de points obtenu à la mi-saison en 2001, l’année de leur dernier titre de champion. Cela en dit long sur la qualité de la première partie de saison nantaise. Et même si encore une fois, la manière ne me plaît pas, on ne peut que féliciter le club pour ses résultats.

Enfin, Guingamp a enfoncé encore un peu plus Saint-Etienne. Les Verts, réduits à dix dès la 23e minute après l’expulsion très logique de Soderlund qui venait de blesser Deaux d’un vilain tacle, ont ouvert le score façon hold-up par Hernani mais n’ont tenu que trois minutes, le temps que Benezet égalise d’un coup-franc que tout le monde a regardé passer. Une tête à bout portant de Briand au bout du temps additionnel achevant les espoirs stéphanois.

Toulouse, Lille, Bordeaux et Sainté s’apprêtent donc à passer des fêtes compliquées et à moins d’un recrutement judicieux lors du mercato, je serais très surpris qu’aucune de ces quatre équipes ne soit dans la charrette - ou au moins barragiste - à la fin de la saison.

Pierrot