Ça, un Olympico ?

Alors qu'on espérait un Marseille - Lyon de toute beauté pour conclure cette cinquième journée, on a finalement eu le droit à un triste match nul. Heureusement, un peu plus tôt dans l'après-midi, Belhanda avait redonné le sourire aux observateurs de notre chère Ligue 1.

On ne s'était déjà pas régalé samedi soir, on ne peut pas dire que ce dimanche nous ait réconciliés avec le football et en particulier la Ligue 1. Le meilleur match de la journée a eu lieu en début d'après-midi. Ce n'est pas que ce Montpellier - Nice ait été bien tremblant mais au moins, il s'est passé des choses intéressantes. Lucien Favre a de nouveau décidé de tout changer en cours de match. Il avait reconduit son système de défense à trois au coup d'envoi et cette fois, il a fonctionné un bon moment. C'est aussi parce que Montpellier a mis pratiquement une heure à rentrer dans la partie. Finalement, Boudebouz a ouvert le score sur penalty et les Niçois ont très bien réagi suite au triple changement effectué par le technicien suisse.

Mais le vrai rayon de soleil de cette rencontre a été le retour en Ligue 1 de Belhanda. Après quelques minutes prometteuses face à l'OM, il a cette fois non seulement marqué un très beau but mais aussi fait un match magnifique de justesse et de précision technique. Il a vraiment éclairé le jeu à chaque possession de balle. C'était un plaisir de le revoir. Et même si son nom est moins ronflant que celui de Balotelli ou de Dante, je suis persuadé que la grosse recrue du GYM cette saison, c'est lui. 

Un peu plus tard, on a eu droit à un Sainté - Bastia longtemps fermé même si en fin de match, les Stéphanois ont su mettre un peu plus la pression pour se créer des occasions de but. Cette rencontre a tourné autour de deux penaltys. Un premier - cadeau pour une simulation de Beric - bien repoussé par Leca et un deuxième, concédé par Cahuzac et transformé par Hamouma. Je comprends que ça puisse être rageant de s'incliner sur un penalty à la 94ème minute mais la faute sur Hamouma est évidente, il n'y a rien à dire là-dessus. À la stéphanoise, sans convaincre ni faire rêver, les Verts ont pris trois points contre une équipe de Bastia qui aurait peut-être pu faire un peu mieux au vu de ses cartouches offensives. 

Un nul tout moisi

Et puis on attendait avec impatience le Marseille - Lyon du dimanche soir. Si c'est toujours une belle affiche, on peut dire qu'on a vraiment eu le droit à un match tout moisi, jusqu'aux dernières minutes. L'occasion de Njie en fin de match a peut-être été le seul frisson de cette partie, avec la tête de Tolisso sur la barre transversale. Pour le reste, il était bien difficile de voir des buts avec une équipe alignant cinq défenseurs et un seul attaquant.

Ce match a longtemps été indigne du statut de ces deux clubs sur le plan technique. C'est sûr que pour les Lyonnais, c'est quand même compliqué dans la mesure où ils sont très bien outillés au milieu - voire même trop bien outillés - mais très affaiblis devant puisqu'il ne reste plus que Cornet. À Marseille, c'est l'inverse. Il y a du potentiel devant même si je trouve qu'au vu de la jeunesse de Leya Iseka, il serait peut-être plus judicieux de faire jouer Thauvin en pointe, autour de Gomis. Au milieu de terrain, les Lyonnais étaient en surnombre et le duo Anguissa - Vainqueur a souffert de la comparaison à tous les niveaux, notamment techniquement. C'était très difficile pour les Marseillais de remonter des ballons propres jusqu'à la surface adverse.

Il n'empêche qu'on a assisté à un match extraordinairement ennuyeux. J'imagine tout de même que les Lyonnais sont très contents de ce point pris au Vélodrome. Finalement, le seul perdant ce soir a été le téléspectateur. Je ne parle même pas des spectateurs puisque pour un OM - OL, le stade était quand même très peu garni. Cette fois, on ne peut pas dire que c'est la faute de Labrune. L'engouement autour de l'arrivée de McCourt aurait pu donner un peu d'enthousiasme aux supporters marseillais mais ce n'est toujours pas le cas. Et ce n'est pas cet Olympico qui va arranger les choses.

Pierrot