Ce pauvre Brandao...

L'attaquant brésilien nous a encore gratifiés d'un geste technique qui marquera sa légende personnelle. La bonne nouvelle, c'est qu'on ne devrait pas le revoir de sitôt sur un terrain de Ligue 1...

Après un Caen-Lille particulièrement horrible sur le plan du jeu et remporté par les Nordistes grâce à un péno cadeau offert par monsieur Desiage - décidément, le LOSC ne change pas -, cette journée s’est poursuivie par un PSG-Bastia presque sans intérêt. Enfin, sans intérêt… sur le terrain. Possession de balle gargantuesque des Parisiens, des Corses d’une faiblesse effarante, incapables d’enchaîner trois passes pendant 90 minutes, avec une ambition proche du néant… 

Bref, un Paris encore en phase de reprise, privé de Thiago Silva blessé, et qui va vite l’être de Zlatan, touché au côtes flottantes (?) au bout d’un quart d’heure de jeu. Paris a alors eu le mérite de marquer deux jolis buts, le premier signé Lucas, le second par Cavani. Ce match a juste confirmé la bonne passe de Pastore, qui a bien organisé le jeu parisien tout en réalisant quelques jolis gestes techniques. 

Mais l’intérêt de ce match était ailleurs… Dans les arcanes du Parc, où notre ami à tous, le joyeux Brandao, a livré le chef-d’oeuvre de sa carrière. Une scène digne d'un Tarantino : l’ancien Marseillais, sorti par Makelele à 20 minutes de la fin du match, a attendu Thiago Motta dans le tunnel pour lui asséner un coup de tête sur le nez, avant de s’enfuir comme un gamin vers son vestiaire ! 

Alors on est d’accord, le milieu italien est loin d’être un saint. Mais quel éclair de folie peut bien traverser le crâne de l’attaquant brésilien pour aller planter un coup de boule à un joueur, devant témoins et caméras et avec préméditation qui plus est ? Les images sont accablantes pour ce dangereux récidiviste, dont le passif face au PSG était déjà très lourd, entre son immonde semelle sur Thiago Silva et son vicieux coup de coude dans la gorge de Cabaye. 

Malédiction lyonnaise

Bourrin tu es, bourrin tu resteras. Un bourrin doublé d’un voyou. Affligeant. En tout cas, ça risque de lui coûter cher. Avec un coup comme ça, il peut prendre six mois. Alors il ne sera certainement pas suspendu « à vie » comme le demande Nasser - dans ce cas, Suarez serait dans le couloir de la mort - mais c’est la première fois que je vois Nasser réagir avec une telle virulence en trois ans de présidence. Brandao est un fléau du foot. Quant à ses qualités de joueur, tout le monde s’en passera aisément, à commencer peut-être par le SCB. 

A part ça, la soirée n’a pas été très emballante sur le plan footballistique, hormis cette étonnante opération portes ouvertes à Rennes, marquée par quatre doublés : Toivonen, Mexer - la recrue défensive - N’tep - un joueur à fort potentiel - et côté Evian le toujours excellentissime Wass, qui mérite bien mieux que cette pauvre équipe savoyarde qui vient d’encaisser 9 buts en 2 matchs et semble partie pour nouvelle saison galère. 

La défense de l’ETG a été consternante de médiocrité face à des Rennais qui vont pouvoir prendre un peu de confiance après un recrutement agité. Pour le reste, on a eu droit à deux matchs nuls sans intérêt, Lorient-Nice et Metz-Nantes. Il aurait pu y en avoir un troisième, mais Lens a craqué dans les arrêts de jeu sur un but de Douniama sur lequel les Sang et Or sont assez malchanceux. 

Enfin, le match le plus intéressant de la soirée a eu lieu au Stadium, où les Toulousains ont montré qu’ils sont désormais capables de prendre le jeu à leur compte. Ils peuvent aussi compter sur un Ben Yedder qui a pris une nouvelle dimension. Son subtil coup-franc en est le témoin. En face, les Lyonnais ont été bien trop attentistes dans un premier temps, avant de perdre Umtiti sur blessure, ce qui confirme que la malédiction de l’OL est encore loin d’être un mauvais souvenir...   

Pierrot