Des Bleus bénis, un OM maudit

Après un tirage au sort des poules de la Coupe du Monde souriant pour les Bleus, la grimace est venue de Marseille, battu au Vélodrome et au bord de la crise de nerfs.

On attendait évidemment avec beaucoup d'impatience le tirage au sort de la Coupe du Monde, sachant que la FIFA avait fait un cadeau involontaire aux Bleus en ne les plaçant pas d'office dans le chapeau 2. A ce propos, j'ai beaucoup aimé toutes les rumeurs de magouilles et les théories du complot autour de l'équipe de France. Comme si l'EdF était une nation dominante en position d'exiger un passe-droit à l'instance mondiale. N'importe quoi.

Enfin, il y avait donc ce pré-chapeau avec toutes les nations européennes non-têtes de série qui avantageait un peu la France, la moins bien classée des neuf au classement FIFA. Maintenant, quand on voit le déroulé du tirage au sort, les hommes de Deschamps auraient pu plus mal tomber. Pour appeler un chat un chat, il est évident que c'est le groupe le plus simple proposé aux Bleus depuis le Mondial 2006, même si on se souvient que ça s'était passé assez moyennement en Allemagne, avec 5 points et une seconde place au final.

Alors on a donc la Suisse, 8e nation mondiale, qui a terminé première d'un groupe de qualification facile puisqu'elle a devancé l'Islande, l'Equateur de Valencia et le Honduras dont je ne connais pas un seul joueur. Ce qui veut dire que l'équipe de France se retrouve aujourd'hui dans la peau du favori de cette poule, sans manquer de respect à la Suisse. Après, le but du jeu sera de sortir du groupe, pas forcément à la première place, l'essentiel étant d'éviter l'Argentine de Messi en 8e de finale.

Non, il faut être honnête : sur le papier, c'est un groupe plus qu'à la portée d'une EdF motivée et concentrée. Surtout au regard de la composition d'autres groupes. Même s'il faudra évidemment confirmer ça sur le terrain, ça me paraît être une excellente nouvelle, qui confirme si besoin était que Didier Deschamps est définitivement béni des Dieux. Pour toujours.

Vaguelette et crisounette

Après ce moment de rêve, il y avait le retour à la réalité de la Ligue 1. Un retour compliqué pour l'OM, qui s'est donc incliné au Vélodrome face à Nantes, trois jours après sa défaite à Lille. Il faut dire qu'avec une première mi-temps de cet acabit, les Olympiens ne pouvaient pas espérer grand chose. Alors OK, Baup avait dû faire du replâtrage suite à l'absence de Valbuena et l'incertitude qui planait sur la participation de Payet.

Mais quand même : au niveau de l'implication, l'OM a fait une première mi-temps digne de ses prestations en Ligue des Champions - ce qui n'est pas un compliment - et a encaissé un but où l'inattention le dispute à la malchance avec cet oubli côté gauche puis le contre de Mendy sur le petit tir de Bedoya qui prend Mandanda à contre-pied. L'OM a réagi en seconde période, Gignac a fait beaucoup d'efforts, mais sans pour autant mener la révolte attendue.

A tel point que les Marseillais en ont été réduits à réclamer un pénalty ridicule pour une main de Cissokho, alors que ce dernier est dos au ballon et la main en appui sur le sol. Il est évident que c'est un résultat catastrophique qui aggrave encore la scission entre Baup et les supporters phocéens. Beaucoup de joueurs ne répondent pas aux attentes placées en eux, mais ce qui me gêne le plus dans cette équipe, c'est son manque de niaque.

Avant, quand tu allais jouer au Vélodrome, tu pouvais t'attendre à une déferlante de motivation de la part des locaux. Aujourd'hui, c'est une vaguelette sans relief. Il va falloir que ça change très vite, faute de quoi l'OM pourrait bien s'offrir une crisounette dont il a le secret.

Pierrot