France-Géorgie : les notes

Victoire 3-1 face à la Géorgie : les Bleus ont rempli leur contrat avant d'affronter l'Espagne, avec un très bon Valbuena et un très mauvais Benzema.

Lloris (6,5) : Un seul vrai arrêt à effectuer dans ce match, mais un arrêt exceptionnel, à 0-0 sur une frappe à 100 à l'heure qui passe entre les jambes de Sakho. Il est là et ça change tout. Parce que si les Bleus sont menés au score, on ne sait pas ce que peut donner ce match. Ce qu'on demande à un gardien, c'est d'être décisif lors des moments clés. Il l'a été.

Jallet (5) : Au  niveau du positionnement, il a été très intéressant. Il s'est montré disponible et a fait de bons appels. En revanche, question finition et qualité de centre, ce n'était vraiment pas ça.

Varane (6) : Il a connu des conditions assez idéales pour débuter, et a pu faire admirer ses deux qualités principales : sa puissance et son calme. Il détourne légèrement la frappe sur le but géorgien, mais il est quand même très jeune et globalement, c'est une première sortie satisfaisante.

Sakho (5,5) : Il est malheureux sur le but géorgien, puisque c'est lui qui met en retrait avec cette action "moitié bras/moitié dos". Le reste du temps, il a fait des interventions assez tranchantes. Mais bon, ce n'était pas un match très compliqué pour lui.

Clichy (5,5) : Il a été plutôt bon dans la mauvaise période des Bleus. D'ailleurs, jusqu'à l'ouverture du score, c'est l'un des rares à avoir essayé de donner du rythme. Maintenant, il n'a rien fait de transcendental non plus.

Matuidi (5) : Judicieusement sorti à 25 minutes de la fin par Deschamps - dans un match où sa présence n'était d'ailleurs pas plus utile que ça - Blaise commence à accuser le coup physiquement. Il a livré une prestation assez neutre mais de toute façon, c'est mardi qu'on aura vraiment besoin de lui.

Pogba (6,5) : Pas intimidé pour un sou, il a touché beaucoup de ballons. Voire trop de ballons. Mais il y a chez lui une vraie sûreté technique et une vraie puissance dans la conservation. Il a commis quelques erreurs de transmission, mais ça reste une première sortie plus qu'intéressante pour le jeune Turinois.

Valbuena (7) : Pas très bon jusqu'à son coup-franc décisif, et comme toujours pas à l'aise dès lors qu'il doit se cantonner à un côté, le Marseillais a pourtant sorti un très bon match. Il obtient le coup-franc qu'il dépose sur la tête de Giroud et son but est remarquable. Comme toujours en équipe de France, il est là. On ne peut en dire autant de tout le monde.

Ribéry (6) : Il avait très bien débuté le match, avec notamment cette frappe sur la barre en rentrant dans l'axe. Il a été récompensé de ses efforts par un but, mais il a trop souvent cherché à faire la différence tout seul, dans le style Forrest Gump : "Je pousse la balle et j'accélère". Il aurait pu être plus inventif dans ses dribbles et ses crochets. Maintenant, il faut reconnaître que comme toujours, il ne ménage pas sa peine.

Giroud (6,5) : A son débit, un gros raté avec ce lob complètement foiré. Il y avait mieux à faire. Mais dans un rôle d'avant-centre en pivot, il a été très utile, avec notamment ce ballon pour Benzema en début de match. Et puis surtout, c'est lui qui ouvre le score de la tête. En fait, il est comme Valbuena : quand on fait appel à lui chez les Bleus, il répond présent.

Benzema (3,5) : Que dire ? Autant parfois il a donné l'impression de se foutre totalement du match, autant là je l'ai senti crispé, agacé et attristé par son manque de réussite. Hier soir, il a deux énormes occases et sur la première, il doit la mettre au fond. Sur la seconde, le gardien géorgien fait l'arrêt de la soirée. Trop de précipitation, trop de mauvais choix… Et surtout il est très loin de sa meilleure forme physique. Il a été pris en grippe par le public et ça va commencer à devenir problématique pour Karim, qui vient de dépasser les 900 minutes sans marquer en sélection.

Les trois remplaçants, Ménez, Rémy et Sissoko ont tous trois eu la malchance d'entrer à un moment où les Bleus ont encaissé le but. Aucun des trois n'a réussi à tirer son épingle du jeu.

Pierrot