La balade des gens heureux

Mené au score d’entrée, Paris a ensuite fait parler sa puissance offensive et dispersé aux quatre vents des Écossais à l’agonie, tout en assurant le spectacle. Impressionnant.

Evidemment, les éternels pisse-froid ne manqueront pas de souligner la faiblesse de l’adversaire. Oui, c’est vrai, le Celtic jouerait probablement la deuxième partie de tableau en Ligue 1 et a de plus facilité la tache des Parisiens en ne fermant pas le jeu. Mais comment ne pas s’extasier devant la performance XXL du PSG hier soir ? Je le répète souvent, il ne faut jamais banaliser ce genre de prestation sous prétexte que l’adversaire était inférieur. 

En fait, ce match a duré cinq minutes. Le temps pour un Paris pas bien réveillé d’encaisser dès la 56e seconde de jeu un but 100% Frenchies sur un corner tiré par Ntcham et repris sans contrôle par Dembélé. Un but - le premier encaissé par Paris dans la compétition - sur lequel Areola n’est pas très inspiré. Les Écossais ont ensuite surfé sur la vague pendant quelques minutes en monopolisant le ballon, mais quand Paris a retrouvé la marche avant, l’égalisation est venue sur sa première occasion par Neymar, bien servi dans la profondeur par Rabiot. 

Moins d’un quart d’heure plus tard, après un une-deux supersonique avec Verratti dans l’axe, le génie brésilien a remis le couvert et assommé les joueurs de Rogers, qui ont encore fait illusion dix minutes avant de sombrer, Cavani puis Mbappé aggravant le score avant la pause. Logiquement, à la reprise le PSG est passé en mode gestion, avant de placer un nouveau coup d’accélérateur à un quart d’heure de la fin, avec trois nouveaux buts dont une étonnante frappe flottante sans élan signée Dani Alves et une magnifique volée de Cavani. 

L’Uruguayen défie semaine après semaine les lois de l’arithmétique et même s’il continue parfois à goinfrer de grosses occases, sa volonté de ne rien lâcher et son incroyable capacité à marquer encore et toujours forcent le respect. Quant à Neymar, pour un joueur soi-disant peu épanoui à Paris, je l’ai trouvé particulièrement en forme, avec un doublé et une passe décisive qui portent son total à 6 buts et 4 « passes dé » en 5 matchs, plus quelques friandises techniques qui ont régalé le Parc. 

Le bilan est également très positif pour le troisième larron de la MCN, qui a eu du mal à entrer dans son match mais qui a lui aussi marqué et est à l’origine du but de Verratti. Les superlatifs vont désormais pleuvoir sur ce PSG record (24 buts en 5 matchs, soit quasiment cinq buts de moyenne). La vérité de l’automne est rarement celle du printemps mais à l’heure où j’écris ce post, le PSG fait indéniablement partie des favoris objectifs à la victoire. Reste aux Parisiens à aller défendre la première place du groupe dans quinze jours à Munich. Et peut-être, avant cela, assommer la Ligue 1 en allant gagner à Monaco dimanche soir.

Pierrot