Le grand message de Paris

En fessant Monaco en finale de la Coupe de la Ligue, le PSG n’a pas seulement conservé son trophée. Il a aussi envoyé un message fort à son plus sérieux rival pour le titre.

Ce match au Parc OL, c’était beaucoup plus qu’une finale de Coupe de la Ligue. Il opposait le PSG, triple tenant du titre et qui restait sur deux quadruplés nationaux, à Monaco, leader de la Ligue 1 et quart de finaliste de la Ligue des Champions. Les Parisiens avaient beaucoup à perdre hier soir, parce qu’en cas de défaite ils auraient lâché un trophée mais ils auraient surtout laissé l’ASM, qui a déjà pris quatre points contre eux en championnat, prendre un avantage psychologique important.

Il s’est passé tout le contraire. Si avantage psychologique il y a, c’est Paris qui l’a pris. Parce que Paris a fait un grand match. Digne de l’aller face à Barcelone et du succès au Vélodrome, les deux matchs références d’Emery cette saison. Le PSG a ouvert le score très rapidement sur un but de Draxler hors-jeu, Monaco a égalisé sur un joli but de Lemar. Derrière, le PSG a repris l’avantage sur un super ballon de Draxler pour un Di maria qui a donc marqué un but et délivré deux passes décisives dans ce match. Quand on le voit à ce niveau-là, on se demande pourquoi il a été si peu souvent à son avantage cette saison. 

Avec lui, on n’oubliera pas de noter les deux sublimes reprises de Cavani, surtout la seconde du pied gauche. Avec un gros raté entre les deux. Maintenant, on peut aussi remarquer que le retour de Thiago Motta au milieu a bien stabilisé l’ensemble et que ça a donné beaucoup plus de liberté à Verratti, qui donne le ballon dans la profondeur à Di Maria sur le premier but et le dépose sur le pied de Cavani pour le troisième.

Un tout petit OM

En face, Monaco a eu du mal à exister. L’absence de Fabinho a pesé très lourd au milieu, Germain et Mbappé n’ayant jamais été servis correctement. Il va falloir voir les conséquences que ce large succès va avoir sur la suite de la saison. En prenant quatre buts face à Paris, on est en droit de se dire que l’ASM peut aussi en prendre quatre face à Dortmund. Mais ça peut aussi être une bonne piqûre de rappel et une occasion de se remobiliser avant les grosses échéances qui attendent les joueurs de Jardim. Mais ils savent désormais que Paris va être en embuscade jusqu’au bout en Ligue 1. 

Il y avait aussi ce samedi deux matchs de championnat. Je ne vous cacherai pas que j’ai fait l’impasse sur Bastia-Lille. Sur ce que j’en ai vu, j’ai bien fait. Ce qui est sûr, c’est que ce résultat est catastrophique pour les Corses et les éloigne un peu plus du maintien. Et puis j’ai vu un tout petit OM face à une équipe de Dijon étonnamment agressive et qui a ouvert le score sur un but contre son camp de Sertic sur coup de pied arrêté. Payet a égalisé d’un sublime coup-franc mais l’OM a été trop médiocre pour pouvoir espérer l’emporter et perd des points dans la course à la cinquième place, avant le match de Bordeaux à Nice.

Pierrot 

PS : Un dernier mot pour vous dire qu’à moins de 24 heures de mon retour au CFC, je suis déjà très ému rien que d’y penser. Ému de tout ce que fait Canal autour de mon retour, entre la bande-annonce, les deux sketchs des Guignols, les petits messages et l’interview que j’ai faite avec Hervé, diffusée vendredi soir et qui repassera lundi. Voilà, je suis heureux de retrouver mes amis et ma famille.