Les Verts ont lâché

Sainté a fait la mauvaise opération du week-end dans le haut du tableau. Pendant ce temps-là, Lyon et Monaco ont gagné...

A l'heure du bilan après cette 32e journée, il est clair que le grand perdant se nomme Saint-Etienne, qui a obtenu un nul assez inespéré en fin de rencontre face à Nice. Une équipe azuréenne bien organisée sur le plan défensif autour d'un Bodmer auteur d'un match de niveau international et qui a contrarié les plans de Verts qui avaient sans doute laissé beaucoup d'énergie émotionnelle dans le derby dimanche dernier.

On a tout de suite senti que Sainté n'était pas dans un bon jour, ce qui s'est traduit par pas mal de jeu dur. Sall et Lemoine s'y sont mis à deux pour envoyer Bosetti au vestiaire avant le repos et on a eu droit à une énième charge de Brandao, cette fois sur Ospina. Du coup, c'est assez logiquement que Bodmer a ouvert le score en coupant un corner au premier poteau.

En fin de rencontre, les hommes de Galtier sont revenus au score par Gradel sur pénalty après une action cafouilleuse sur laquelle Digard fait main et prend un rouge. Ca fait deux points de perdu par rapport à Lille dans la lutte pour la troisième place, ce qui n'est évidemment pas une bonne opération, a fortiori à la maison.

Complot contre Garde

La troisième place, les Lyonnais n'y pensent plus mais ils se sont tout de même offert une victoire à l'extérieur d'autant plus méritoire qu'elle est intervenue moins de 72 heures après leur match d'Europa League face à la Juve. Les Lyonnais se sont imposés difficilement à Valenciennes, grâce notamment au 100e but du beaucoup trop décrié Bafé Gomis.

De nombreux supporters de l'OL le critiquent alors qu'il a encore mis 20 buts cette saison. Avec cette 100e réalisation en Ligue 1, il entre dans un club très fermé, ce qui récompense un joueur méritant, sympa et combatif. Mais le but de la victoire, magnifique, est venu de Ferri, qui a répondu à l'égalisation de Waris sur laquelle, c'est le moins qu'on puisse dire, Bisevac n'est pas très inspiré.

En fin de match, il y a encore eu un pénalty pour une main dans la surface, de Ferri cette fois. Ça commence à être pénible, surtout pour Rémi Garde. Comme je l'ai dit au CFC, il y a de quoi croire à la théorie d'un complot pour faire péter les plombs au coach de l'OL, avec toutes ces décisions arbitrales en défaveur de son équipe ces derniers temps.

Cinq buts hors-jeu en quatre matchs !

Et en soirée, dans une ambiance toujours assez spéciale, Monaco a battu Nantes à Louis II. Une ambiance d'autant plus particulière qu'on avait appris dans la journée l'info selon laquelle Ranieri ne serait plus l'entraîneur de l'ASM la saison prochaine. Le dauphin du PSG s'est imposé moins facilement que le score ne le laisse penser devant des Nantais dont le défaut rédhibitoire est de ne pas savoir marquer un but.

Les Canaris ont pourtant eu les occases, mais sans Djordjevic cette équipe est inoffensive, au sens le plus littéral du terme. La classe de Rodriguez a ensuite parlé, avec notamment ce plat du pied aussi soyeux que chirurgical pour l'ouverture du score. On notera quand même qu'au départ de l'action, Berbatov est hors-jeu, ce qui fait cinq buts entachés d'un hors-jeu accordés aux Monégasques en quatre matchs. Une sorte de record.

Derrière, sans forcer leur talent ni faire preuve d'une motivation extrême, les joueurs de la Principauté se sont imposés grâce à un joli but de la tête de Raggi et un pénalty de James. Cette victoire leur permet de garder 6 points d'avance sur Lille. C'est l'essentiel, mais on n'avait pas vraiment l'impression que le coeur y était hier soir, à Louis II…


Pierrot