Lyon s'envole, Paris s'effondre

L'OL compte désormais 5 points d'avance sur le PSG à 4 matchs de la trêve. Etonnant...

Ce soir, l'Olympique Lyonnais a pris 5 points d'avance sur le Paris-Saint-Germain grâce à sa victoire à Gerland devant Montpellier. Un match évidemment moins emballant que celui de mercredi au Vélodrome, pour plusieurs raisons. La principale étant qu'il est difficile de réitérer ce genre de performance tous les trois jours, d'autant que Garde avait privilégié l'option "euphorie" en reconduisant la même équipe qu'à Marseille.

Résultat : au bout d'une heure de jeu, il n'y avait guère plus d'essence dans le moteur. Le début de match a été assez équilibré, et puis à partir du moment où Gomis a ouvert le score sur une jolie passe décisive de Grenier et une erreur de Ligali, l'OL a enchaîné jusqu'à la pause en développant de très bonnes phases de jeu, avec encore une fois le trio Gonalons-Malbranque-Grenier au top.

La deuxième mi-temps a été plus pénible, mais Bastos et Gourcuff sont bien rentrés et puis bon, en terme de détermination, Montpellier nous montrait autre chose l'année dernière. Ce qui fait que c'est quand même sans trop d'inquiétude - mis à part sur des tirs lointains d'Estrada - que l'OL a pu bonifier sa victoire à Marseille et creuser l'écart au classement.

Paris-Saint-Germain, sérieusement ?

Alors je sais que chaque semaine, après chaque match, on me dit que je ne suis jamais content avec le PSG et que dans 15 jours ça ira mieux. Ca fait un an avec Ancelotti qu'on me dit que ça ira mieux dans 15 jours. J'attends toujours. Alors ceux qui me disent ça finiront bien un jour par avoir raison. Mais en attendant, la prestation d'hier soir à Nice est une fois de plus loin d'être satisfaisante.

Au milieu et en attaque, le coach italien avait reconduit l'équipe infoutue de marquer pendant deux heures à Saint-Etienne. On a donc encore eu droit à un flagrant manque de lien entre l'entrejeu et les trois de devant. A chaque fois que Ménez ou Lavezzi touchaient le ballon, ils étaient livrés à eux-mêmes et ne pouvaient s'en sortir qu'avec un exploit individuel. Du coup, Ibrahimovic a commencé à s'agacer et Paris n'est finalement parvenu à marquer que sur un coup-franc de Zlatan.

Alors en deuxième période, il faut reconnaître que le PSG avait la mainmise sur le match. Mais il a fini par céder. Et alors qu'on parle souvent de coaching gagnant lorsque les remplaçants font la différence, là on va parler du coaching perdant d'Ancelotti, avec l'entrée de Van der Wiel qui prend un petit pont dans la surface - un truc assez rare - sur le premier but niçois et la non-entrée de Nene, pourtant bon face à Troyes mais dont le temps de jeu est désormais famélique.

Lille, le chemin de croix

Honnêtement, je n'en peux plus. Le mois de novembre est terminé, mais la crise elle, ne l'est pas. Cette équipe n'offre aucune garantie de solidité derrière, au milieu les joueurs ne sont pas complémentaires et devant, en terme d'efficacité, le PSG ne peut s'en remettre qu'à Ibrahimovic. Sachant que Lavezzi - même si c'est de mieux en mieux - fait ce qu'il peut, Ménez aussi, que Nene, Pastore, Gameiro et Hoarau sont plus ou moins condamnés… Bref, le tableau n'est guère réjouissant.

Et je ne vois rien dans les deux matchs du PSG cette semaine qui puisse inciter à l'optimisme. Beaucoup trouveront toutes les excuses du Monde à un entraîneur qui a beaucoup gagné ailleurs, mais qui accumule les contre-performances depuis son arrivée à Paris. On n'oubliera pas - ce serait très injuste - de féliciter les Niçois pour leur solidarité et leur patience. Ils ont su saisir leur chance au bon moment.

Cvitanich a été très bon sur les deux buts, le second est un peu chanceux mais la volée au deuxième poteau est jolie. Petit à petit, en ayant intégré pas mal de joueurs, le Gym a gardé le côté niçois d'antan tout en ayant plus de poids et d'ambition sur le plan offensif. Malgré tout, ce soir encore, c'est plus la défaite du PSG que la victoire de Nice qu'on va retenir…

Dans les autres matchs de ce samedi soir, on notera la victoire de Valenciennes grâce à un but précoce de Kadir, et le match nul des Girondins à domicile face à Sochaux. Les hommes de Gillot ont mené au score mais n'ont pas tenu et perdent l'occasion de remonter sur le podium. Enfin, Lille continue son chemin de croix avec un nul à la limite du pathétique face à Bastia. Le champion de France 2010 est porté disparu...

Pierrot