Monaco s’en contentera

Au terme d’un match à peu près aussi mou que celui du PSG à Nicosie, Monaco a concédé le nul devant Benfica. Un moindre mal…

Les Monégasques se contenteront donc d’un point. Cette phrase, d’une banalité sans nom dans le foot, correspond néanmoins parfaitement à la réalité du match décevant de Monaco hier soir, face au Benfica. Sur la seconde période, les plus belles occasions ont été pour les Portugais. Subasic a été sérieusement mis à contribution, contrairement à Moraes qui n’a connu que quelques petites frayeurs. Ce n’est pas un hasard si en trois matchs de Ligue des Champions, l’ASM est l’équipe qui a cadré le moins de frappes. 

Ça en dit beaucoup sur l’indigence offensive de l’équipe de la Principauté, qui tient à plusieurs raisons. D’abord, on a vu un début de match intéressant de la part des joueurs de Jardim, mais avec un Berbatov en position de passeur et non d’attaquant de pointe. Du coup, l’ASM n’avait pas de finisseur dans l’axe. Et puis évidemment, si Ocampos ne manque pas son énorme occasion en début de match, ça change tout. 

Un raté énorme, mais si on regarde bien le ralenti, on voit que le ballon a un double rebond assez bizarre juste avant la frappe du jeune Argentin, qui la prend donc de la malléole. La pelouse de Louis II est tout simplement scandaleuse, mais au moins pour celle-ci on sait pourquoi : en général, le gazon ne prend pas très bien lorsqu’il est planté sur un parking… 

Après, quand on ne cadre pas une frappe, on ne peut pas espérer gagner. Berbatov est sorti blessé, remplacé par Martial, un bon joueur de percussion mais qui a besoin de recevoir des ballons pour donner sa pleine mesure. Et on touche là à ce qui est pour moi le problème majeur de cette équipe : Moutinho. Je le dis, je le répète et je dois même donner l’impression de m’acharner sur lui - un de plus ! - mais je trouve vraiment que le petit milieu portugais ne sert à rien. 

 

Du moment qu’il ne perd pas la balle, il est content

Compte tenu des départs que l’on sait, l’ancien joueur de Porto devrait jouer beaucoup plus haut et être le dépositaire du jeu monégasque. Or, il ne prend aucun risque avec le ballon et même Toulalan joue plus vers l’avant que lui. En voilà un qui serait bien au PSG en ce moment : du moment qu’il ne perd pas la balle, il est content. Mais il n’y a rien. Pas un décalage, pas une passe intelligente. Alors évidemment, quand on lit sa feuille de stats, c’est propre. Mais son influence sur le jeu est nulle.

Pourtant, Dirar, Ocampos puis Martial avaient la capacité de prendre de vitesse la défense du Benfica, mais pour ça ils avaient besoin d’un minimum de bons ballons à exploiter. Du coup, il a fallu que la défense monégasque soit vigilante parce que cette équipe portugaise, qui avait perdu ses deux premiers matchs de poule, voulait absolument l’emporter. A l’arrivée, malgré une fin de match facilitée par l’expulsion de Lopez, Monaco peut s’estimer heureux de ce match nul.

Avec 5 points dans ce groupe très homogène, l’ASM n’est pas si mal placée. Après évidemment, si on voulait voir du spectacle, c’était une nouvelle fois hors de nos frontières qu’il fallait regarder. A Liverpool par exemple, où le Real a donné une leçon de foot aux Reds. Le Real qui, avec le Bayern, apparaît comme le grand favori de la compétition à mi-parcours de cette phase de poule. 

 

Pierrot