Ochoa le cambrioleur

Hier soir, le parc a vécu une soirée pas banale. Le PSG a été accroché par Ajaccio à l’issue d’un match invraisemblable que les Parisiens auraient dû remporter par trois ou quatre buts d’écart.

Alors je sais bien notre rôle, et le mien par conséquent est de disséquer les matches, mais bon ce soir j’ai envie de vous dire que tout cela est d’un inutile blabla. C’est vrai, le PSG a manqué parfois d’adresse devant le but. C’est vrai, Pastore et Lucas sont exaspérants à force de ne jamais écarter le jeu. C’est vrai, Paris tourne encore au diesel.

 

Mais les stats du match sont affolantes. 1 tir (victorieux et superbe de Pedretti) contre 34 pour un seul but (superbe aussi de Cavani). Et que dire du match incroyable d’Ochoa. Le gardien mexicain ne m’inspirait pas confiance lors de son arrivée en L1. Trop statique, trop dans le spectaculaire. Avec un travail à l’européenne, il a incroyablement progressé. Ajoutez à cela les deux barres de Thiago Silva plus deux buts sauvés sur leur ligne par des défenseurs et le point du nul est miraculeux pour les Corses.

 

Après on peut ergoter sur le rendement parisien, la réalité est là : avec le même contenu, le PSG fera exploser au Parc 80% de ses adversaires. Mais Paris version Qatar a pris l’habitude de démarrer doucement : 1 point il y a deux ans, 2 la saison dernière, encore 2 lors de cet exercice. Mais toutes les équipes ne réussiront pas le même hold-up.


Monaco fait fort

 

L’après-midi, Monaco n’a pas raté ses débuts au stade Louis II face à une équipe de Montpellier qui a cédé après le deuxième but de l’ASM, entaché d’une faute assez évidente de Rivière sur Congré.

 

Mais d’une manière générale l’impression monégasque est excellente. Et si on doit commencer le petit jeu des comparaisons avec Paris, on aura remarqué que Ocampos et Carrasco, à la différence de Pastore et Lucas, font une différence incroyable sur les côtés. Et puis il y a Rivière. Englué dans le jeu défensif chloroformant de Toulouse, pas spécialement pimpant lors de son arrivée sur le Rocher en L2 lors du mercato d’hiver, l’ancien vert vient de marquer quatre fois en deux matches. Le foot est décidément bien bizarre.

 

Enfin Lorient a remporté le derby de l’Atlantique face à une équipe de Nantes plutôt courageuse mais plombée par une énorme faute de marquage sur l’égalisation des Merlus et les mains trop molles de Riou sur le coup franc d’Aliadière.

 

Je pars dès demain faire l’acteur dans les Pyrénées pendant deux semaines. Rassurez-vous, je remonterai dimanche prochain pour le CFC. Et aux dernières nouvelles, il y a la télé dans les montagnes.


A vite.


Pierrot