Paris à qui perd, perd

Défaite sans importance dans un match dénué de tout enjeu ? Ca y ressemble. Preuve que les doublures ne sont pas au niveau des titulaires ? Indiscutable.

Le PSG a perdu son deuxième match en une semaine, battu par une équipe qui est donc éliminée de la Ligue des Champions. Moche, sur le papier. Oui, sauf qu'on a bien senti, au fil des minutes, l'absence totale d'intérêt de cette partie à Lisbonne. Déjà, Paris a attaqué le match avec 7 titulaires de moins - dont 100% de sa défense habituelle. Et puis, alors que le PSG était mené 2-1, Blanc a fait sortir Matuidi et Cavani, qui joueront dès samedi à 17h, à Rennes.

Donc bon, essayer de gagner pourquoi pas. Aller perdre de l'énergie et risquer une blessure inutile, non. Reste que ce match s'est finalement soldé par une défaite et en toute logique, il y a des perdants dans cette équipe parisienne relookée. Au premier rang desquels on trouve Jérémy Ménez, qui a sans doute joué l'un de ses derniers matchs sous le maillot du PSG.

C'était sa dernière chance hier soir, il ne l'a pas saisie, il lui reste six mois de contrat, il veut du temps de jeu pour jouer la Coupe du Monde… Bref, tout est réuni pour qu'il parte lors du mercato d'hiver. Car malgré sa passe décisive pour Cavani, sa prestation a une nouvelle fois été insuffisante. Insuffisante aussi, celle de Pastore, même s'il a été un peu mieux en seconde période.

Vrai coup de moins bien ?

Mais voilà, quand il joue dans le triangle d'or du milieu parisien, à la récupération c'est sûr que ce n'est ni Verratti, ni Matuidi, ni Motta. Sa nonchalance coupable sur le but de la victoire lisboète ajoutée à sa très mauvaise entrée à Evian ne plaident pas pour lui. Il a beau dire au micro d'Astrid Bard qu'il est "tranquille et content", son niveau de jeu est de toute façon insuffisant pour être titulaire dans ce PSG-là ou même avoir un temps de jeu intéressant en tant que remplaçant.

A l'arrivée, c'est un match qui ne livrera pas beaucoup d'enseignements à Laurent Blanc. Statistiquement, on notera que ça fait deux défaites en huit jours pour Paris. Mais autant celle d'Evian pouvait être classée au rang des défaites contrariantes, autant celle-ci est purement anecdotique. Maintenant, il reste trois matchs au PSG avant de terminer l'année.

Un déplacement à Rennes samedi, puis la réception au Parc de Saint-Etienne en Coupe de la Ligue - sans Ibra - et celle de Lille pour clore la phase aller de la Ligue 1. Trois matchs compliqués. On saura à l'issue de ces trois rencontres si tout cela n'était qu'un petit hoquet sans importance consécutif à une trop grosse rotation, ou si l'équipe aura connu un vrai coup de moins bien en ce mois de décembre.

Pierrot