Paris caracole, Lille recolle

Belle semaine pour le PSG, qui a battu Nancy grâce à un Zlatan en mode goguenard avec le public parisien. Et en soirée, Lille a poursuivi sa remontée fantastique...

Quelque part, je pense que cette 28e journée va être décisive à bien des égards. A 21h ce soir, on aura droit à l'Olympico et les premiers résultats du week-end rendent ce match importantissime pour les deux équipes. Je pense évidemment à la victoire du PSG, mais aussi à celle du LOSC. Paris qui a gagné très péniblement contre une équipe de Nancy qui a plutôt pas mal joué, a ouvert le score et touché deux fois les montants.

Et le match a basculé en deux minutes, avec deux erreurs individuelles : la première signée Puygrenier, la seconde Gregorini. Deux boulettes qui ont permis à Ibra d'y aller de son petit doublé. Entre Valence et Nancy, la question de savoir si le PSG pourrait jouer mieux sans Zlatan n'a plus de raison d'être. Le Suédois qui s'est montré très agacé par les sifflets du Parc à son encontre la semaine passée et qui s'est permis de rappeler vertement au public parisien qu'il était bien exigeant, surtout par rapport à ce qu'il avait auparavant...

Paris a donc battu le 19e du championnat, mais on est quand même en droit d'attendre d'un tel effectif qu'il maîtrise un peu mieux ses matchs, a fortiori contre les "petites" équipes. Ce serait peut-être le cas si cet effectif tournait un peu plus. Et là, j'aimerais être sûr qu'Ancelotti a les coudées franches pour faire son équipe, parce que ça fait deux ou trois matchs que Lucas accuse logiquement le coup sur le plan physique - il est sorti blessé -, Lavezzi a fini le match au bord du malaise vagal, et Maxwell comme Matuidi semblaient carbonisés. Et pendant ce temps-là, Gameiro et Ménez n'ont joué qu'en deuxième mi-temps, et Armand est resté sur le banc. J'ai du mal à m'expliquer cette absence de turn over mais après tout, à l'arrivée la semaine écoulée est excellente pour le PSG.

Agassa, match catastrophe

Cela fait longtemps que les semaines sont excellentes pour Lille, qui l'a emporté à Valenciennes au terme d'un match où les hommes de Sanchez pourront se plaindre de l'arbitrage de monsieur Thual, notamment ce but refusé alors que le ballon était bel et bien rentré dans le but d'Elana.

A côté de ça, la mainmise lilloise sur le match a été de plus en plus importante au fil de la rencontre, et ce malgré deux matchs consécutifs pendant lesquels Payet n'a ni marqué ni fait marquer - ce qui ne l'a pas empêché d'être bon. Mais voilà : De Melo a marqué son premier but de la saison, Martin a délivré deux passes décisives sur corner, Rodelin a planté… L'euphorie du Réunionnais commence à gagner toute l'équipe, qui se retrouve lancée dans la course à la Ligue des Champions et ne sera qu'à 3 points de l'OM en cas de défaite olympienne à Gerland. Je le dis depuis des semaines : attention à Lille…

Pour le reste, comme toujours les autres matchs de ce samedi soir étaient consacrés au maintien. Et on s'aperçoit que décidément, les lendemains de victoire face au PSG sont difficiles, puisque Sochaux en a pris cinq à Evian et Reims quatre à Troyes. Un derby de la Champagne marqué par le match catastrophe d'Agassa - pourtant auteur d'une bonne saison -, dont la responsabilité est engagée sur les quatre réalisations troyennes. 

Poker menteur et claquage

Les Sochaliens eux, ont volé en éclat à Evian, ce qui fait que la lutte va faire rage en bas de tableau. Car dans le même temps, Brest s'est incliné face à Toulouse au terme d'un énième non-match à Le Blé sur un super but de Rabiot. Il n'y a guère qu'Ajaccio qui a un peu pris ses distances. Mais à dix matchs du terme, tout est encore possible dans le bas du classement.

Et puis vendredi, on a pu assister à la répétition de la prochaine finale de la Coupe de la Ligue entre Rennes et Sainté. Un match qui a débuté comme une partie de poker menteur et qui s'est enflammé par à-coups. Là aussi, erreur d'arbitrage flagrante puisque le but de Boye était valable. L'impulsion du Ghanéen est verticale et c'est Ruffier qui vient le percuter et rate sa prise de balle. Ensuite, le but hebdomadaire d'Aubameyang est venu répondre au merveilleux petit lob de Féret.

Féret qui s'est malheureusement blessé par la suite - suspicion de claquage avant les examens - et qui va énormément manquer à son club. Après Alessandrini, si Rennes perd aussi son maître à jouer, la fin de championnat va être sacrément terne. Dans ce cas, l'important sera de récupérer l'ancien Rémois pour la finale de la Coupe de la Ligue, le 20 avril.

Voilà, outre l'Olympico, ce dimanche va nous offrir un très important Nice-Montpellier. Comme je le disais en ouverture de ce post, cette 28e journée va compter…

Pierrot