Paris garde ses distances

Les réactions divergent après le choc de la Ligue 1 entre Monaco et le PSG. Moi, j'ai vu un bon match. Et vous ?

C'est la première fois que je vis un tel debrief, lors du CFC. C'est assez rare de voir de tels désaccords entre tous les consultants présents en plateau. Entre Duga qui a vu un mauvais match, Jean-Michel Larqué qui a parlé d'un mauvais coaching de Ranieri et Eric Carrière, qui a évoqué un PSG trop attentiste, il y en avait pour tous les goûts. J'avoue que, une fois n'est pas coutume, je n'ai pas franchement pris parti dans ce débat.

Pour ma part, j'ai trouvé que c'était un match plutôt sympa à regarder, comme l'atteste la note des téléspectateurs à plus de 14,5. Paris a été légèrement dominateur sur l'ensemble de la rencontre, même si ça ne s'est pas franchement traduit en occasions, hormis les coups-francs d'Ibra et la frappe du même Ibra dans les arrêts de jeu. Mais la réponse tactique de Ranieri, passant d'un 4-4-2 à plat à un 4-4-2 en losange, n'a trouvé sa concrétisation que sur un coup du sort, avec ce CSC de Thiago Silva.

Une égalisation qui a eu pour effet de donner un petit coup de fouet aux Monégasques et un petit coup de flippe aux Parisiens. Mais globalement, on ne peut pas dire que Paris ait vécu une soirée d'inquiétude en Principauté. Je suis toujours assez étonné de la sévérité des commentaires à propos des prestations du PSG. On parle quand même d'une équipe qui compte 55 points après 24 journées de championnat, un record depuis l'instauration de la victoire à trois points.

Je veux bien tout ce qu'on veut, mais entendre à chaque fois que le champion en titre ne gagne pas un match 3-0 qu'il a été médiocre me paraît un tantinet exagéré. Je rappelle à toutes fins utiles que le PSG a déjà joué 9 matchs de plus que l'ASM cette saison et que ça ne va pas s'arranger dans les semaines qui viennent, à moins d'un super parcours monégasque en Coupe de France.

Délire de persécution à Nantes

Et puis, bon, au final on oublie un peu vite que Paris a conservé ses cinq points d'avance sur son rival après s'être déplacé chez lui, avec une énorme différence de buts en sa faveur. Un dernier mot concernant le cas Pastore, qui confirme qu'il est souvent là dans les grands matchs, et sur Lucas qui commence à bien progresser, notamment défensivement. Mais moi ce que je retiens surtout de ce match, c'est que j'ai pris plaisir à le regarder.

Dans l'autre rencontre de la journée, Lyon l'a difficilement emporté à la Beaujoire. Après avoir beaucoup chouiné contre l'arbitrage après le match de Coupe de la Ligue face au PSG, les Canaris ont remis ça après cette défaite face à l'OL. Visiblement, une sorte de sentiment de persécution est en train de s'installer à Nantes.

Un sentiment dénué de fondement sur ce match, puisque le but de Djordjevic est logiquement refusé pour une faute préalable de Vizcarrondo sur Gomis et le hors-jeu d'une jambe de Lacazette est impossible à voir à l'oeil nu. Là où je ne suis pas d'accord en revanche, c'est que monsieur Rainville aurait peut-être pu faire preuve d'un peu de mansuétude et de psychologie avec Djordjevic au lieu de l'expulser sans sommation après un geste de frustration.

Maintenant, la qualité de jeu de Nantes était assez intéressante et je pense que les hommes de Der Zakarian n'ont rien à gagner à s'énerver, si ce n'est perdre de l'énergie à dénoncer un complot qui n'existe pas. Quant à Lyon, emmené par un excellent Grenier, il continue d'entretenir l'espoir d'une troisième place. Mais avec encore quatre compétitions à disputer, ça s'annonce compliqué pour l'OL qui est loin d'avoir l'effectif du PSG.

Pierrot