Paris maintient le rythme

Le PSG a poursuivi sa promenade de santé dans ce championnat en balayant Bastia. Monaco suit toujours à distance et les erreurs d'arbitrage continuent à se multiplier. La routine, quoi.

Mais quelle idée saugrenue de faire jouer l'OM 48 heures après un match international ! Et je ne parle pas que de l'équipe de France - Valbuena est le seul Olympien à avoir joué avec les Bleus - mais aussi des autres, notamment les Africains de l'OM. Il ne faut quand même pas déconner, il y avait moyen d'être plus souple et plus intelligent à ce niveau-là.

Après, ça n'excuse pas non plus totalement la pauvreté du jeu marseillais, vendredi soir au Vélodrome face à Nice. C'est quand même incroyable qu'un club de ce calibre n'ait pas de solution de rechange crédible lorsque Gignac n'est pas là. Parce que bon, à force de parler des fonds pharaoniques du PSG et de Monaco, on finirait par croire que l'OM est une équipe de smicards. Or, on parle d'un club dont le budget avoisine les 140 M€.

Alors voir qu'Anigo n'a que Khalifa comme plan B et qu'il ne le fait même pas jouer… Et puis, les incessants changement tactiques du coach par intérim de l'OM n'apportent pas la stabilité dont cette équipe aurait pourtant besoin. Les Phocéens se sont fait surprendre sur un coup-franc d'Eysseric et leur jeu était bien trop pauvre pour espérer revenir face à des Niçois qui se sont accrochés à leur petit but d'avance.

Bien sûr, il faudra attendre de voir ce que vont faire Lille, Lyon et Saint-Etienne aujourd'hui. Mais cette défaite, la troisième cette saison face à des Aiglons pourtant en grande difficulté, la neuvième au total (!), montre bien que la situation se complique très sérieusement pour les Marseillais, qui ont peut-être laissé sur la pelouse du Vélodrome leurs dernières illusions de podium.

Sensationnel Ibra

Samedi après-midi, on a eu droit à un match assez classique du PSG, qui n'a eu besoin que d'une mi-temps pour gagner sans forcer à Bastia. Comme l'OM - mais avec 24 heures de plus -, Paris avait pas mal d'internationaux qui avaient joué mercredi, plus Cavani toujours retenu en Uruguay. Blanc a donc fait tourner. On n'a pas vu la différence.

Un joli but de la tête d'Ibra après un double une-deux avec Lucas dès la 6e minute, une percée de Lavezzi sur une passe aile de pigeon sensationnelle du même Ibra un petit quart d'heure plus tard et le match était déjà plié. En même temps, je n'attendais pas grand chose de Bastia, inexistant à Furiani contre Monaco et Saint-Etienne et tout autant à Marseille.

Les Corses l'ont également été pendant toute la première mi-temps, avant de réagir un peu après le repos. Mais pas suffisamment pour inquiéter Sirigu et c'est Paris qui a enfoncé le clou en fin de match, Lavezzi exploitant une remise de la tête d'Ibra pour aller planter son premier doublé en Ligue 1.

Dans les matchs du soir, Monaco a recollé à 8 points du PSG grâce à sa victoire sur Sochaux. Même si, comme souvent, les Monégasques ont alterné les mouvements de grande qualité - comme celui qui amène le premier but en Ligue 1 de Berbatov - et des largesses défensives indignes de ce niveau. C'est anormal, à domicile, de concéder autant d'occasions et d'encaisser un but devant une équipe comme Sochaux, amputée de surcroît de ses trois Zambiens bloqués en Afrique du Sud.

Toulouse change

Pour le reste, la soirée a malheureusement été émaillée de décisions arbitrales toutes plus ridicules les unes que les autres. Alors bon, le but ajaccien de Diarra dans les arrêts de jeu à Nantes, je ne suis jamais trop sévère avec ces hors-jeu très difficiles à voir. Mais ça coûte quand même deux points à des Nantais qui n'auraient pas craché dessus par les temps qui courent.

Valenciennes l'a emporté contre une équipe de Rennes toujours aussi désespérante, mais sur un pénalty et un carton rouge - tant qu'à faire une connerie, autant en faire deux - pour une faute vraiment pas évidente de Kana-Biyik. Le premier pénalty pour les Rémois à Toulouse me paraît là aussi d'une sévérité absolue. Mais concernant ce match, je n'ai pas envie de m'attarder sur l'arbitrage. Car il y a bien plus important.

Le Téfécé est en train de changer, et en bien. Pourtant, Braithwaite n'était pas là. Mais Ben Yedder a pris une nouvelle dimension et dans son sillage, Toulouse joue enfin au foot. Et ça lui donne du caractère. Menés 2-0 à un quart d'heure de la fin, les hommes de Casanova ont eu la niaque et les ressources morales pour renverser la situation.

On  notera quand même que sur le but égalisateur, Ben Basat réussit à la fois à prendre le ballon de la main et à faire faute sur Tacalfred. Alors effectivement, c'est involontaire, mais ça empêche le défenseur rémois de dégager le ballon et d'éviter le but. Mais voilà l'une des rares équipes de Ligue 1 que je trouve en net progrès par rapport à la saison dernière. Et même, tenez-vous bien : je commence à prendre du plaisir à regarder jouer le Téfécé !


Pierrot