Paris-Monaco : le rendez-vous est pris

La magie des tirages au sort... Vainqueurs respectivement de Lille et d'Avranches, les deux finalistes de la Coupe de la Ligue se retrouveront au Parc des Princes dès les demies en Coupe de France. L'autre affiche, moins trépidante, opposera Angers à Guingamp.

Ces quarts de finale de Coupe de France ont débuté par la rencontre la plus déséquilibrée sur le papier. Je dis bien sur le papier parce que dans les faits, Fréjus a tenu la dragée haute à Guingamp, notamment en première mi-temps. Avec plus de justesse et de précision devant le but, les joueurs de CFA auraient ouvert le score dès le début du match. Mais ils ont laissé passer leur chance et ont encaissé un but au retour des vestiaires. Les Bretons, qui ont dû recevoir une bonne soufflante à la pause, se sont réveillés au bon moment pour éviter la catastrophe. Ils disputeront leur troisième demi-finale en quatre ans. 

On attendait ensuite de voir si l'AS Monaco allait réagir après sa lourde défaite en finale de la Coupe de la Ligue. Au vu du calendrier, Jardim était obligé de se priver de nombreux titulaires mais a eu la bonne idée d'aligner Valère Germain. Le capitaine de l'ASM, quelque peu sous-coté à mon goût, a offert la victoire à son équipe en signant un doublé. Il a d'abord inscrit un très joli but sur un grand pont et une frappe impeccable sous la barre avant de faire le break, profitant du bon travail du jeune Cardona. Pas aidés par l'expulsion d'Arcus et la blessure de Soumaoro, les Lillois n'ont jamais su réagir. Avec cette victoire, le club de la Principauté s'est rajouté une date dans son énorme agenda mais s'est aussi rassuré avant son déplacement compliqué à Angers en championnat.

Ben Arfa au rendez-vous

Des Angevins qui seront eux aussi au rendez-vous des demi-finales. Dans leur stade, rebaptisé Raymond Kopa la semaine passée, les joueurs de Stéphane Moulin l'ont emporté face à une équipe de Bordeaux peu inspirée. Repoussant longtemps le danger, Carrasso a finalement cédé sur deux occasions conclues par Berigaud et N'Doye. Le coaching de Gourvennec, qui a décidé de faire entrer Kamano, Malcom et Laborde en deuxième mi-temps n'a rien changé. La faute notamment à Letellier, qui a fait le boulot en fin de rencontre pour envoyer son équipe dans le dernier carré.

Des demi-finales que ne verront pas les joueurs d'Avranches, sèchement battus par le PSG malgré une première demi-heure de jeu intéressante. Le temps pour le rouleau compresseur parisien de se mettre en route. Malgré un onze remanié au coup d'envoi, le club de la capitale n'a pas beaucoup tremblé, monopolisant le ballon pendant toute la rencontre. Une partie qui aura permis à Emery de donner un peu de temps de jeu à Lo Celso, Guedes mais surtout Ben Arfa. Alors j'entends déjà ses détracteurs dire que c'était facile face à une équipe de National. Mais encore fallait-il prendre ce match au sérieux. L'ancien de Nice a demandé du temps de jeu, il en a eu et a signé un doublé assorti d'une passe décisive. Ça prouve au moins que la motivation est toujours là. Désormais, afin de réaliser le fameux triplé, le PSG devra à nouveau passer l'obstacle monégasque. Et ce sera sans doute une autre affaire...

Lyon reprend ses distances

Enfin pour conclure, un mot rapide sur l'Olympique Lyonnais qui a conforté sa quatrième place en s'imposant à Metz en match en retard de la 16ème journée. Les Rhodaniens ont fait la différence en deuxième mi-temps grâce à leur duo d'attaque. Dans sa position préférentielle, en soutien de son buteur, Fekir a été percutant et décisif, tout comme Lacazette, qui s'est offert un joli but, lui qui avait manqué un penalty ce week-end contre Rennes. Avec ce succès, l'OL se donne de l'air avant d'attaquer un programme très chargé. 

Pierrot