Paris s'amuse, Monaco se fait peur

Deux Ligue 1 éliminées par des clubs de niveau inférieur, l’OM qui domine l’OL, la balade du PSG, la frayeur de Monaco. Zoom sur quelques-uns des matchs de ces 16e de finale de Coupe.

Ce tour de Coupe avait commencé mardi avec un alléchant Marseille-Lyon. Un match assez moyen sur le plan technique mais intéressant au niveau de l’intensité, avec une première période nettement en faveur de l’OM et une seconde plutôt dominée par l’OL, chaque équipe étant récompensée par un but lors de sa mi-temps la plus forte. L’ouverture du score étant signée Fanni, de la tête et sans sauter grâce à une grosse faute de marquage de Tousart, l’égalisation venant de Tolisso à la réception d’un centre tendu de Fekir.

Maintenant, il faut reconnaître que Lyon sans Lacazette, ce n’est pas grand chose sur le plan offensif. Il y a beaucoup de joueurs qui se ressemblent, notamment des joueurs de côté et tout ça manque cruellement de présence et de poids dans l’axe. En face, Marseille est resté concentré pendant tout le match, avec un joueur extrêmement séduisant au milieu de terrain, William Vainqueur, qui est en train de prendre une vraie dimension et qui, je l’espère, sera une priorité de recrutement définitif - il est simplement prêté par la Roma - l’été prochain pour les dirigeants olympiens. Cabella est également à créditer d’un bon match. Il a bien remonté les ballons et a bossé défensivement. La soirée a été un peu plus compliquée pour Gomis, qui commence à payer l’accumulation des matchs seul en pointe. 

L’OM a fait la décision en fin de prolongation sur un joli but d’attaquant de Doria, qui a donc marqué deux fois en une semaine face à Lyon, celui-ci étant bien plus important que celui inscrit au Parc OL. Doria qui a d’ailleurs parfaitement remplacé Evra au poste d’arrière gauche. Voilà un mec qui a été roulé dans la merde depuis qu’il est à Marseille. Alors ce n’est pas un génie du foot mais ce n’est certainement pas non plus la croûte que certains, à commencer par Bielsa, ont bien voulu décrire.

Baballe et François Pinault

A part ça, ces 16e de finale n’ont livré que peu de surprises. Monaco s’est fait une grosse frayeur contre Chambly, en se faisant rejoindre à 3-3 après avoir mené 3-0. Par manque de concentration et pensant sans doute que c’était plié. Chambly a encore fait honneur à la Coupe mais s’est finalement incliné 5-4 en prolongation face au leader de la Ligue 1. Et puis Saint-Etienne a chuté à Auxerre, avant-dernier de Ligue 2. Une élimination étonnante, tout comme celle de Nancy sur la pelouse du CA Bastia, 8e de National…  

Et puis dans la soirée, le PSG s’est trimballé à Rennes face à une équipe bretonne désespérante, qui joue à la baballe mais n’a aucun poids offensif. Aucun. Et pourtant, Rennes vient de vendre Ntep et Grosicki pendant le mercato. Je ne sais pas ce que fabrique ce club en terme de recrutement. Faut-il une nouvelle fois rappeler que ce club appartient à un milliardaire ? Je ne sais pas ce qui amuse François Pinault dans le fait de posséder le club mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’amuse pas les supporters du Stade Rennais et ceux qui suivent le football en général.

Rennes était un adversaire beaucoup trop tendre pour le PSG, qui s’est imposé très tranquillement, avec un joueur qui est pour le moment la meilleure recrue du mercato en Ligue 1, à savoir Julian Draxler, auteur de deux buts sensationnels. Le premier avec un contrôle-aile de pigeon et un petit ballon piqué, le second avec une frappe enroulée au ras du poteau. Et puis dans cette rencontre où Emery avait décidé de laisser pas mal de titulaires au repos - notamment Cavani -, Ben Arfa en a profité pour faire un vrai bon match, avec une grosse activité, deux passes décisives et son premier but officiel sous le maillot parisien en prime. C’est un match qui va faire énormément de bien à Hatem, qui devient un atout de plus dans l’escouade offensive du PSG. 

Pierrot