Pas au niveau...

Pas de bonne surprise. L'OM s'est fait taper au Vélodrome par Naples et a perdu tout espoir de qualification pour les 8e de finale.

Comme prévu, ce groupe de la mort était bien nommé. Surtout pour l'OM. La marche napolitaine s'est avérée tout aussi élevée que celle de Dortmund et d'Arsenal. Et autant il pouvait y avoir quelques regrets après le match contre les Gunners, autant cette fois il n'y en a aucun. Franchement, je suis effaré quand j'entends Baup ou Ayew dire après le match que la première mi-temps était équilibrée.

Non, elle ne l'était pas. Marseille s'est fait jongler et avec un peu plus d'adresse dans le dernier geste - notamment pour Higuain - c'est avec 2 ou 3 buts d'avance que les hommes de Benitez seraient rentrés aux vestiaires à la pause. Le Napoli jouait trop vite, avec trop de précision, trop de qualité technique… Bref, tout était trop fort pour les Olympiens.

Déjà au départ, je n'étais pas fou-fou des choix d'Elie Baup, avec ce milieu Romao-Cheyrou et Ayew dans une position plus offensive. Je l'étais d'autant moins quand j'ai entendu à la mi-temps l'entraîneur marseillais se plaindre que son équipe jouait trop bas. J'avais envie de lui dire : "Bah oui, mais en jouant avec trois milieux défensifs…"

Et puis je pensais que, foutu pour foutu, il lancerait Thauvin beaucoup plus tôt qu'à la 67e minute et à 0-2. A ce moment-là en effet, Naples menait grâce à un but de Callejon et un autre, très joli, avec cette frappe limpide de Zapata suite à la talonnade de Mertens. On nous bassine souvent avec la faiblesse du foot français, mais quand on voit que Payet a coûté une petite fortune et qu'un joueur comme Mertens a coûté sensiblement le même prix… Sur un match de cette dimension, on voit la différence.

Jeunesse bientôt triomphante

C'est sans surprise qu'on constate que c'est le meilleur Phocéen sur le terrain qui a marqué l'unique but de l'OM. Les autres n'ont pas existé. Pas même Valbuena, qui a rendu une copie particulièrement insipide. Et ne parlons pas de Gignac qui, hormis un coup de casque en fin de match dont on ne sait pas si c'était une remise manquée ou une tête lobée, n'a pas eu un ballon exploitable. Et pas parce qu'il n'allait pas le chercher, mais parce que son équipe ne l'avait pas.

Dans un groupe aussi dur, l'OM ne pouvait pas exister. En plus, la victoire de Dortmund à l'Emirates complique encore un peu plus la tâche des Olympiens. Les trois autres se retrouvent en effet avec six points chacun et vont donc devoir jouer jusqu'au bout pour les deux premières places. Ce qui veut dire qu'il n'y aura pas de match où tu peux espérer que l'adversaire fasse tourner. C'est peut-être même Baup qui va désormais faire tourner son équipe.

Ca donnera toujours un peu plus de temps de jeu à Imbula, Mendy, Lemina - dont on se demande toujours ce qu'il fout là vu qu'il ne joue pas - et Thauvin pour s'aguerrir. Ces trois super matchs amicaux qui attendent désormais l'OM, même s'ils vont faire beaucoup de mal à notre indice UEFA, vont permettre à ce projet peut-être un peu utopique de la jeunesse française bientôt triomphante, de prendre corps. Mais c'est vrai que cette année, l'écart était incommensurable face à des équipes d'un tel niveau.


Pierrot