Quand Paris veut...

Méconnaissable au vu de ses dernières sorties, le PSG a sorti un match de feu pour battre le Barça hier soir au Parc.

Avant ce grand choc, j’avais dit que, si les Parisiens sortaient un gros match, ce serait le signe qu’ils choisissent leurs matchs. On en a eu la preuve éclatante hier soir. Face à un Barça qui reste le maître incontesté de la possession de balle en Europe, on savait que Paris n’aurait pas le ballon. Au final, la possession est certes très nettement en faveur des Catalans, mais le scénario du match nuance cette donnée puisque Paris a clairement laissé le ballon aux joueurs d’Enrique après le 3e but signé Matuidi. Et en réduisant le score une minute trente plus tard, Barcelone a ensuite logiquement poussé jusqu’à la fin.

Dans ce match, on a enfin vu le PSG à la hauteur de son standing. David Luiz buteur et déchaîné sur le plan physique, Marquinhos impérial, le triangle du milieu retrouvé, un Pastore évoluant à son meilleur poste, celui de neuf et demi - qu’il ne peut pas occuper lorsqu’Ibra est là - et un Lucas qui a empêché Alba de peser sur le plan offensif : tout y était. Sauf Cavani. Alors on ne peut pas lui enlever sa combativité sur le plan défensif, mais il est toujours aussi maladroit et on est quand même en droit d’attendre autre chose de la part d’un joueur de ce niveau supposé.

 

Très heureux pour Blanc

Paris avait donc décidé de retrouver son efficacité sur coups de pied arrêtés hier soir. David Luiz a d’abord ouvert le score à la réception d’un coup-franc de Lucas, avant que Verratti ne marque son premier but sous les couleurs parisiennes, sur corner et de la tête (!), en profitant d’une erreur de la défense catalane et de Ter Stegen, que je n’ai pas trouvé très convaincant. De son côté, le Barça a montré de belles choses, surtout Messi, auteur d’une première période absolument exceptionnelle. On sait qu’il va rentrer sur son pied gauche à chaque fois, mais il passe à chaque fois, à l’image de l’égalisation en première période. 

Mais Paris n’a pas lâché. Paris avait plus de hargne. Paris avait ce haut degré d’implication qui lui manque tant en championnat. Désormais, on ne va pas leur demander de jouer à 120% comme ils l’ont fait dans ce match de gala, mais de passer de 60% à 80%. Pour la Ligue 1, ça suffira. Dans une situation compliquée avant la rencontre, le PSG est désormais en tête de son groupe et a gagné le droit de travailler un peu plus sereinement. Reste à savoir si ce match était un feu d’artifice ponctuel où l’acte fondateur de la saison 2014-2015. 

Et puis, je ne finirai pas sans parler de Laurent Blanc. Comme j’ai pu le dire aux Spécialistes, il n’y avait pas un seul tweet à son sujet après le match, alors qu’il y en a eu des centaines avant, pour dire que c’était un gros nul et qu’il devait prendre la porte. C’est toute l’injustice du rôle d’entraîneur - a fortiori au PSG - et de ce Laurent Blanc dont visiblement, le calme défrise beaucoup de gens. A titre personnel, je suis très heureux pour lui. 

Pierrot