Rennes-Sainté, finale vintage !

Rennes, qui s'est débarrassé de Montpellier, retrouvera les Verts au Stade de France pour une finale qui verra l'une des deux équipes mettre fin à une éternité sans le moindre titre.

Quand je vois cette liesse populaire à Rennes hier soir, comme celle constatée mardi à Sainté, je me demande bien ce que vont faire les supporters de l'équipe qui va gagner le 20 avril prochain au Stade de France. Tout ça me paraît vraiment disproportionné. Mais ça en dit long sur l'impérieux besoin de trophées de ces deux clubs vierges de tout palmarès depuis des décennies. Ce sera d'ailleurs le principal intérêt de cette finale entre un bon club français et un très grand club français du passé.

Cette deuxième demi-finale a été infiniment plus agréable que la première. Un match assez ouvert où il n'y a eu que peu de duels et un engagement physique finalement assez limité. Il faur dire que le très joli but de Féret a immédiatement mis Rennes sur les bons rails. Mais après, jusqu'au repos les Héraultais ont fait mieux que jeu égal en se créant de belles occasions, Costil devant intervenir à deux reprises sur des actions de Cabella puis Charbonnier.

Et puis le second but signé Erding est venu ôter tout suspense à cette rencontre et sceller la victoire bretonne dans le bronze. C'est une bonne nouvelle pour Rennes, qui avait tout de même une assez fâcheuse tendance à rater les grands rendez-vous sur sa pelouse. Quant aux Héraultais, je pense qu'ils sont certainement plus concernés par leur retour aux affaires en Ligue 1, même s'ils n'auraient certainement pas craché sur une finale au Stade de France.

"Pas le niveau pour la Ligue 1"

Du coup, cette affiche assez vintage entre les Rouge-et-Noir et les Verts vaudra sans doute le coup d'oeil même si, au risque de me répéter éternellement, cette Coupe restera toujours pour moi une compétition au rabais. Et puis je vais finir avec un petit hommage à Julien Féret, qui a encore été étincelant. Ceux qui me suivent sur le blog depuis des années le savent : lui, c'est "mon" joueur. Quand je l'ai mis dans mon équipe-type des matchs allers, beaucoup m'ont reproché de ne pas avoir placé Alessandrini à sa place.

D'abord, le principe d'une équipe-type, c'est qu'il ne peut y avoir que 11 joueurs. Et puis, pour moi Féret est plus important qu'Alessandrini dans le jeu du Stade Rennais. Evidemment ce qui frappe, c'est la qualité et le côté très spectaculaire des buts inscrits par l'ancien Clermontois. Mais on a bien vu hier soir dès son premier ballon, dès ce petit contrôle et cette volonté de toujours jouer vers l'avant, que c'est lui qui impulse le mouvement et mène le jeu de cette équipe.

En fait il est comme je l'ai toujours connu. Le plus drôle, c'est qu'il y a 7 ans, à la veille de la 3e journée de Ligue 2 avec Reims, je l'avais chopé et lui avais dit : "Mais qu'est-ce que tu fous en Ligue 2 ?" Il m'avait répondu d'un air timide : "Je n'ai pas le niveau pour la Ligue 1". On connaît la suite. C'est juste dommage qu'il n'ait pas pris conscience de son potentiel plus tôt. Sa carrière aurait sans doute été tout autre…

Allez, on se retrouve ce week-end pour la Ligue1.


Pierrot