Toulouse, c'est la fin

Alors qu'ils pensaient glaner trois points précieux, les Toulousains se sont inclinés dans les derniers instants contre Rennes. Une défaite qui les rapproche encore un peu plus de la Ligue 2 et qui a poussé Arribagé à démissionner. A contrario, Reims et Montpellier commencent à mieux respirer.

Comme à peu près tous les samedis soir, le bas du classement était à l'honneur hier. Et ça commence vraiment à se décanter puisque Toulouse a désormais dix points de retard sur Reims, premier non relégable. Les Violets ont perdu de façon inexplicable et assez inadmissible à domicile contre une équipe de Rennes longtemps incapable de concrétiser sa domination. La défaite de trop pour Dominique Arribagé puisque le président Olivier Sadran a annoncé la démission de son entraîneur après la rencontre. C'est bien gentil de le faire maintenant mais il fallait peut-être prendre la décision quand il y avait encore un espoir de maintien.

Pour revenir à la rencontre, les Toulousains avaient ouvert le score par Wissam Ben Yedder, seul joueur capable de sortir le TFC du guêpier breton. Sur le but, Costil est loin d'être brillant mais le mérite revient tout de même à l'attaquant. La victoire qui se dessinait à ce moment-là était inespérée compte tenu de la physionomie du match. Après cette réalisation, on ne sait pas ce qu'il s'est passé dans le tête de Dominique Arribagé mais il a décidé de sortir Ben Yedder pour faire entrer Regattin. Une décision incompréhensible pour le public, qui s'est mis à siffler pour signifier son mécontentement. S'il avait remplacé un joueur offensif par un défenseur, histoire de mettre tous les ballons en tribunes pour garder le but d'avance, on aurait pu comprendre. Mais faire sortir un attaquant pour un milieu offensif, je ne vois pas l'intérêt, je ne comprends pas.

La sanction est rapidement tombée puisque suite à une grosse erreur défensive, Dembélé a enroulé une frappe dans le petit filet opposé. Hors du coup au niveau du placement, les Toulousains ont donc encaissé un autre but signé Grosicki suite à un bon décalage de Dembélé plein axe. Un succès de dernière minute inespéré et obtenu grâce à un but et une passe décisive d'un grand espoir du football français pour certains, du jeune à la mode pour d'autres. Dans tous les cas, il est clair que ce Dembélé a bien du talent. Ce succès permet à Rennes de retrouver la quatrième place au classement, sans avoir rien montré depuis longtemps, voire même depuis le début de la saison. C'est un des nombreux paradoxes de ce très étrange exercice 2015-2016.

Reims et Montpellier se donnent de l'air

Si les Toulousains ont dix points de retard, c'est aussi parce que Reims a remporté le match qu'il fallait sur son innommable pelouse de Delaune. Une victoire face à une équipe de Bordeaux qui comptait quelques absents. Seulement, au vu de la composition de départ, on n'imaginait pas que cette équipe allait prendre quatre but, dont trois dans la première heure. De son côté, Olivier Guégan avait aligné une équipe défensive mais il faut reconnaître un mérite aux Champenois en Ligue 1 : qu'ils soient bons ou mauvais, ils essaient toujours de jouer. Hier soir, ils ont été récompensé. L'apport de Bifouma leur fait énormément de bien, techniquement ou au niveau de la vitesse d'exécution. Par contre, il n'y a pas grand-chose à dire concernant cette équipe de Bordeaux qui enchaîne les prestations lamentables semaine après semaine. De temps en temps, un large succès venu de nulle part masque cette horrible impression d'ensemble. Mais il y a quand même vraiment quelque chose qui ne va pas à Bordeaux.

On a eu également le droit à un Guingamp - Angers dont la star a été l'arbitre. Il n'a tout d'abord pas vu l'énorme semelle de Martins Pereira sur la magnifique ouverture du score de Capelle. Ce dernier a tout de même eu besoin de sept points de suture au niveau du tibia. Le directeur du jeu a ensuite expulsé Ndoye pour pas grand chose, pour ne pas dire pour rien. Derrière, il a sifflé un penalty sévère en faveur des Guingampais puis un autre inexistant en faveur des Angevins. La star, c'était donc bien lui et c'est assez triste pour être noté. On ne s'étendra pas sur la victoire de Lorient à Troyes, acquise dès les premières minutes grâce à une nouvelle réalisation de Waris. 

Dans l'après-midi, Montpellier avait très facilement dominé Lille, qui a quand même du mal à confirmer ses bonnes sorties. Elle a lourdement chuté face à un groupe de nouveau en confiance. Frédéric Hantz relance certains joueurs et donne une chance à d'autre. Ça fonctionne et c'est mérité. Enfin, vendredi soir, Bastia est allé remporter le derby à Nice. Une formation niçoise qui montre qu'elle n'est pas grand-chose quand Hatem Ben Arfa n'est pas là. Quand il est sur le terrain, on remarque le jeu collectif niçois, bien plus en déliquescence quand le soliste ne joue pas. 

Pierrot