Un beau demi-Classico

Parce qu'il n'y a pas qu'OM-PSG dans la vie, je vous parle d'abord de Brest-Bordeaux et de Lorient-Lyon dans ce post. Et ensuite seulement, il sera temps de s'étriper à propos du "Classico". OK ?

Il y avait deux "Clasicos" hier : le vrai et… le nôtre ! Pour le clin d'oeil, les deux matchs se sont achevés sur le même score de 2-2, et avec 2 doublés à chaque fois. Alors je ne vous parlerai pas de Barça-Real pour la bonne et simple raison qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas encore pu voir le match, n'ayant pas le don d'ubiquité. Mais je ne manquerai pas de rattraper ça en le regardant une fois ce post publié.

Avant de parler d'OM-PSG, je vais d'abord évoquer les deux matchs de l'après-midi, à commencer par le nul entre Brest et Bordeaux. Un match que les Girondins auraient dû remporter. Mais après une première mi-temps bien maîtrisée, ils se sont fait surprendre en contre par Ben Basat, auteur d'un joli but, qui ressemble par ailleurs comme un jumeau au troisième de Khlifa samedi à Montpellier.

Après le repos, ce sont encore les Bordelais qui se sont montrés les plus dangereux et qui ont logiquement fini par égaliser par Diabaté, qui avait trouvé le poteau en début de rencontre. Personnellement, je m'interroge un peu sur les intentions de Gillot. Le technicien bordelais vient nous dire après le match qu'il espérait mieux qu'un nul. Soit. Mais alors pourquoi commencer le match à 5 derrière pour repasser à 4 une fois mené ? C'est peut-être cette frilosité qui a fait perdre 2 points à Bordeaux.

Proche du surnaturel

Un peu plus tard, Lorient et Lyon nous ont offert un excellent spectacle au Moustoir. Le premier acte a été clairement dominé par l'OL, qui a touché le poteau, la barre et a finalement ouvert le score grâce à Bafé Gomis. Changement de décor après le repos, les Merlus se montrant beaucoup plus séduisants pour ne pas dire brillants sur certaines phases de jeu à une ou deux touche(s) de balle.

C'est d'ailleurs d'une action d'école initiée par Corgnet et conclue par Aliadière que va venir l'égalisation lorientaise. Le même Aliadière qui aura, tout comme Lacazette en face, l'occasion de donner la victoire à son équipe, sans réussite. Bretons et Rhodaniens se quittent sur un nul qui figent leurs positions au classement et auront la satisfaction d'avoir offert un match qui méritait d'être qualifié de haut de tableau, où se trouvent d'ailleurs ces deux équipes.

Et puis en soirée, on a eu droit à un Classico "correct". Avec un quart d'heure assez génial au milieu d'une bonne première mi-temps. Un quart d'heure marqué par trois jolis buts et un quatrième proche du surnaturel. L'ouverture du score, c'est pour Gignac. Profitant du non-repli défensif des Parisiens sur un corner en leur faveur, les Olympiens ont placé un contre-éclair au terme duquel Jallet - en position de stoppeur gauche - est parvenu à embarquer Gignac vers l'extérieur pour l'enfermer.

Zlatan, malléole et kung-fu

Sauf qu'à l'extérieur, il y avait le pied droit de Gignac. Sans même regarder le but, APG a envoyé une frappe croisée qui est passée entre les jambes de Jallet et a rebondi juste ce qu'il fallait devant Sirigu, qui n'a pu qu'effleurer le ballon avant que celui-ci ne vienne mourir au pied du poteau. Quand on est en confiance, même les choses les plus compliquées fonctionnent. C'est peut-être ce que s'est dit Zlatan à ce moment-là du match.

Car cinq minutes après l'ouverture du score, Ibra va connaître trois minutes de grâce pure. En commençant avec un but comme on n'en voit rarement. Cette volée de… de la malléole (!) avec un geste proche du kung-fu et cette puissance insensée, honnêtement, je ne connais pas d'autre joueur actuellement - excepté peut-être Ronaldo - capable de faire ça. Et puis juste après, il enfonce le clou avec ce coup-franc à plus de 100 km/h, en profitant bien il est vrai du trou laissé par Valbuena dans le mur.

Heureusement que le Suédois était là pour Paris, auteur d'une première mi-temps décevante, à l'image d'un très mauvais Alex dont la mauvaise appréciation d'un corner de Valbuena a permis à Gignac d'égaliser au score mais aussi dans son duel à distance avec Zlatan. Après le repos, l'OM a pris moins de risques et Paris a contrôlé le jeu sans pour autant être dangereux, la rencontre s'achevant logiquement sur ce 2-2.

Dans la tête d'Amalfitano

On attendait le PSG au tournant cette semaine entre son déplacement à Porto et celui à Marseille. Globalement, je reste sur ma faim. Le petit Verratti a clairement besoin de souffler, ce qui assez logique. A son âge, on ne va pas lui demander de dominer tous les matchs de la tête et des épaules. A ce titre, le retour de Thiago Motta va permettre à Ancelotti de faire un peu tourner et de ne pas cramer son jeune international transalpin.

En ce qui concerne les autres, j'ai trouvé Ménez décevant et Chantome - dont on apprendra après le match qu'il est convoqué chez les Bleus pour remplacer Diarra - absolument fantomatique. Clairement, sans les deux exploits de Zlatan Paris l'aurait perdu, ce match. En face, l'OM a fait ce qu'il fallait pour emballer la rencontre en y mettant de l'enthousiasme et en sachant mettre le feu quand il fallait.

Il n'y a pas grand chose à dire de négatif sur le match des Olympiens. Ah si, au temps pour moi : j'aimerais bien savoir ce qui se passe parfois dans la tête d'Amalfitano. Il aurait pu et dû être expulsé deux fois dans ce match : d'abord pour sa charge aérienne, coude en avant, sur Matuidi. Puis pour cette gifle donnée à la mi-temps au même Matuidi.  Maintenant, on a déjà vu tellement pire lors de précédents OM-PSG qu'on ne va pas en rajouter non plus…


Pierrot