Un tout petit Monaco

En manque d’inspiration, l’AS Monaco s’est difficilement qualifiée pour la finale de la Coupe de la Ligue, où elle retrouvera un PSG qui, par ailleurs, l’attend dimanche soir au Parc…

La Coupe de la Ligue tient donc sa finale de rêve puisqu’elle opposera au Parc OL le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco. L’ASM était largement favorite de sa demi-finale avec la réception à Louis II de Nancy, d’autant que les Lorrains en avaient pris six en championnat il y a deux mois et demi. Mais hier soir, on a vu une triste équipe azuréenne, totalement en panne d’idée au milieu et devant. En face, l’ASNL a joué crânement sa chance jusqu’au bout. 

Avec des moyens offensifs extrêmement limités, les joueurs de Correa ont pourtant réussi à amener le danger devant le but de Subasic. Cela a souvent manqué de conviction, de justesse et de puissance, mais les Nancéiens n’ont pas à rougir de leur prestation, notamment parce qu’ils n’ont été que très peu mis en danger par le leader du championnat. Et ils ne se sont inclinés que sur un but de Falcao suite à une faute de main invraisemblable de Ndy Assembé, qui a laissé échapper un ballon totalement anodin.

Plombés par une telle erreur juste avant la mi-temps, Nancy a pourtant essayé de revenir au score après le repos et a eu l’opportunité de le faire, mais un manque de précision dans le dernier geste l'a empêché d’y parvenir. Reste que les Lorrains peuvent être satisfaits de leur prestation. Je n’en dirai pas autant des Monégasques, méconnaissables hier soir. Que s’est-il passé pour que la machine à marquer s’enraye à ce point ? 

D’abord, aucune équipe ne peut planter quatre ou cinq buts à chaque match. A certains moment, cela coince et c’est bien normal. Et puis, les hommes de Jardim avaient peut-être (sans doute ?) déjà la tête au Parc des Princes et au choc au sommet qui les attend ce week-end. Ce qui est certain, c’est que sur ces demi-finales de Coupe de la Ligue, c’est le PSG qui s’est montré le plus convaincant. Ce qui ne présage en rien du résultat de dimanche soir…

Pierrot